Modifié le 17 juillet 2017

Un institut universitaire genevois mise sur l’immobilier pour se financer

La maison de la Paix abrite l'Institut de hautes etudes internationales et du développement (IHEID).
L’institut des hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève se finance grâce à des revenus immobiliers Le Journal du matin / 1 min. / le 17 juillet 2017
Afin d'assurer sa croissance, l'Institut des hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève a dû innover: cas particulier en Suisse, il se finance en bonne partie grâce à des revenus immobiliers.

Né en 2008 de la fusion de deux instituts, l'IHEID a vu son budget annuel grimper, passant de 60 millions de francs à sa création à 90 millions aujourd'hui, comme le montre le rapport 2016 qui vient de paraître.

Mais dans le même temps, les subventions versées par la Confédération et l'Etat de Genève ont stagné - autour de 35 millions. Elles vont même légèrement diminuer avec la prochaine convention de financement quadriennale 2017-2020, sur le point d'être signée, indique Philippe Burrin, le directeur de l'Institut.

Ainsi les fonds publics qui garantissaient 60% du budget en 2008 couvrent dorénavant moins de 40%.

"Cas particulier"

L'Institut assure donc son développement grâce à d'autres sources, comme les revenus tirés des fonds de recherche suisses ou européens et de la formation continue ou le mécénat. Mais aussi de revenus immobiliers, comme l'explique Philippe Burrin dans le Journal du matin de lundi.

"C'est quelque chose de particulier car les universités et les EPF ne possèdent ni le terrain ni les immeubles qu'ils occupent. Etant une fondation de droit privé, l'Institut a pu devenir propriétaire et donc faire des opérations immobilières, d'une part la construction de la Maison de la paix qui héberge l'Institut et d'autre part les résidences pour étudiants. Ces opérations immobilières génèrent des revenus relativement importants".

Des revenus qui vont encore augmenter

Ces gains réalisés en tant que propriétaire couvrent maintenant environ un tiers du budget global.

Ces prochaines années, les revenus immobiliers vont continuer à croître, grâce à la construction d'ici 2020 d'une nouvelle résidence qui mettra 700 lits à disposition des étudiants.

Mathieu Cupelin/lan

Publié le 17 juillet 2017 - Modifié le 17 juillet 2017