Publié le 07 juin 2017

L’OCDE prévoit une croissance économique "graduelle" en Suisse

Le Château de la Muette, siège de l'OCDE à Paris.
Le Château de la Muette, siège de l'OCDE à Paris. [Jacques Demarthon - AFP]
L'OCDE table sur une croissance de 1,5% cette année en Suisse et de 1,9% en 2018, qui devrait engendrer une hausse des taux d'intérêt pour la fin de l’année prochaine.

"La poursuite de la politique des taux d'intérêt négatifs est justifiée par une basse inflation et une croissance faible", affirme l'Organisation pour la coopération et le développement économique mercredi.

"Au fur et à mesure que la croissance se renforce, les taux d'intérêt devraient commencer à monter à la fin 2018", prévoit l'OCDE.

Hausse nécessaire

Mais l'OCDE juge la hausse d'autant plus nécessaire qu'elle contribuera "à réduire les risques d'accumulation de déséquilibres financiers". "Si les taux négatifs favorisent la croissance, des déséquilibres pourraient se développer sur les marchés financiers et du logement", prévient-elle. 

"Les améliorations dans l'économie de la zone euro pourraient s'avérer plus fortes que prévu et renforcer les exportations suisses", écrit l'OCDE.

"Une hausse du protectionnisme à l'échelon global et de nouvelles turbulences en zone euro pourraient peser sur l'économie suisse", nuance-t-elle toutefois.

agences/jvia

Publié le 07 juin 2017

Croissance mondiale au plus haut depuis 2011

Comme la Confédération devrait dégager des excédents cette année, l'OCDE lui demande d'utiliser sa "marge de manœuvre" pour soutenir la croissance mondiale. Elle répète ce message depuis une année pour appeler les pays comme l'Allemagne à utiliser leurs excédents afin de doper une économie mondiale qui a du mal à redémarrer.

L'organisation internationale a d'ailleurs légèrement relevé ses prévisions de croissance pour l'économie mondiale en les faisant passer de 3,3 à 3,5% cette année. Mais bien que la croissance mondiale soit au plus haut depuis 2011, l'OCDE juge que cette hausse n'est pas suffisante pour "réduire les inégalités persistantes".