Modifié le 21 avril 2017

L'UE veut que Londres règle la facture du Brexit en euros

L'ambassadeur britannique Tim Barrow (à g.) a remis la lettre déclenchant officiellement le Brexit au Conseil de l'Europe.
L'ambassadeur britannique Tim Barrow (à g.) a remis la lettre déclenchant officiellement le Brexit au Conseil de l'Europe. [Emmanuel Dunand - EPA]
L'UE veut que le montant dont devra s'acquitter le Royaume-Uni pour se désengager soit défini "en euros", à l'abri des fluctuations de la livre britannique. Elle l'a évaluée entre 55 et 60 milliards d'euros.

"Un accord financier unique devra garantir que l'UE, comme le Royaume-Uni, respecte les obligations auxquelles ils s'étaient engagés avant le retrait", indique dans ce document la Commission européenne, qui mènera la négociation du Brexit avec le Royaume-Uni au nom des 27 autres Etats membres.

"Ces obligations devront être définies en euros" et les paiements pourront faire l'objet d'un échéancier étalé sur plusieurs années, selon le texte publié jeudi par le site d'informations Politico.eu.

Début le 8 juin

Les dirigeants des 27 doivent adopter le 29 avril, lors d'un sommet à Bruxelles, les "orientations" pour les négociations avec Londres.

Les Etats membres doivent ensuite adopter le 22 mai des "directives" plus détaillées pour ces tractations, censées débuter véritablement après les élections législatives anticipées britanniques du 8 juin prochain.

agences/fb

Publié le 21 avril 2017 - Modifié le 21 avril 2017

Le contenu de la facture

La facture inclut les contributions déjà promises au budget de l'UE, mais aussi à "toutes les institutions ou entités établies par les traités comme la Banque centrale européenne et la Banque européenne d'investissement ainsi que la participation du Royaume-Uni dans des fonds (...) spécifiques" comme le fonds européen de développement ou le fonds pour les réfugiés en Turquie, selon le texte de la commission.

"Le Royaume-Uni devrait pleinement prendre à sa charge (...) le déménagement d'agences ou d'autres entités de l'UE", comme l'agence européenne du médicament ou l'autorité bancaire européenne, toutes deux installées à Londres, estime-t-elle.