Modifié le 29 avril 2016

Le président de la BNS Jean Studer critique les propositions de réformes

Jean Studer, président du conseil de la Banque nationale suisse.
Jean Studer, président du conseil de la Banque nationale suisse. [Sandro Camparodf - ]
Jean Studer, président du conseil de banque, a exprimé vendredi son scepticisme vis-à-vis de trois réformes de la Banque nationale suisse (BNS) proposées dans la foulée de l'abolition du taux plancher franc-euro.

Les réformes que certains souhaitent imposer à la BNS comportent plus de risques que de chances, a estimé vendredi Jean Studer dans le cadre de l'assemblée générale des actionnaires de la BNS.

Il a fait part de son scepticisme quant à trois propositions de mesures. La première envisage d’élargir le mandat légal de la BNS, considéré par certains comme trop restrictif. Cette proposition entraverait la conduite de la politique monétaire, a mis en garde Jean Studer.

Agrandir la direction générale

La deuxième proposition vise à agrandir la direction générale pour donner une meilleure assise aux décisions de politique monétaire. Or, selon le président du conseil de banque, les décisions de la direction reposent déjà sur une large assise.

La troisième mesure suggère de publier les procès-verbaux relatant les discussions qui ont lieu lors des séances de la direction générale, en amont des décisions de politique monétaire. Mais pour Jean Studer, une telle proposition comporte un important risque d'image.

>> Ecouter le débat entre entre Blaise Rossellat, membre du collectif AAA+, et François Savary, associé chez le gérant indépendant genevois Prime Partners, dans Forum:

 

ats/ptur

Publié le 29 avril 2016 - Modifié le 29 avril 2016