L'Allemagne autorise les mécanismes de sauvetage de l'euro
La Cour constitutionnelle allemande a autorisé mercredi l'adoption par Berlin des derniers mécanismes de sauvetage de la zone euro, tout en renforçant le droit de regard du Parlement.
Les huit juges suprêmes ont ainsi donné leur feu vert au président allemand Joachim Gauck pour signer les textes de loi sur le futur fonds de secours MES (Mécanisme européen de stabilité) et le Pacte de discipline budgétaire, adoptés par le Parlement du pays fin juin mais contre lesquels plusieurs plaintes avaient été déposées.
Soulagement chez les dirigeants
De l'Espagne à l'Italie en passant par la France et l'Allemagne, les dirigeants politiques européens ont exprimé leur soulagement. Ils craignaient, dans le pire des cas, un rejet qui aurait tué dans l'oeuf ces deux axes du plan visant à sortir d'une crise de la dette qui dure depuis plus de deux ans. (Lire: Le futur de la zone euro dans les mains de la Cour constitutionnelle allemande)
Les juges ont statué que contrairement aux reproches contenus dans les six plaintes, émanant notamment des députés de la gauche radicale Die Linke, d'un élu conservateur et d'une association, la loi approuvant le MES était "en grande partie en conformité avec l'exigence constitutionnelle que la souveraineté budgétaire demeure entre les mains du Bundestag".
Implication financière limitée
Dans le même temps, les juges suprêmes allemands, qui siègent à Karlsruhe, ont fixé une limite à l'implication financière de l'Allemagne dans le financement du MES, stipulant qu'elle ne devait pas excéder sa part au capital du fonds, soit 190 milliards d'euros (230 milliards de francs au cours actuel).
Ils ont cependant exigé que toute hausse de la participation financière allemande au capital du MES soit soumise à un vote positif du Parlement à Berlin.
agences/pym/mre
Barroso pour une "fédération d'Etats-nations"
"Nous devons progresser vers une fédération d'Etats-nations. C'est notre horizon politique", a-t-il affirmé lors de son discours sur "l'état de l'Union".
Nouveau traité nécessaire
"La création de cette fédération d'Etats-nations exigera au final un nouveau traité", a-t-il souligné, prenant ainsi le risque d'ouvrir une dangereuse boîte de Pandore moins de trois ans seulement après la ratification du traité de Lisbonne et alors que l'opinion européenne, échaudée par la crise, se détourne du projet européen, voire le rejette.
José Manuel Barroso présentera une "esquisse" de cette nouvelle architecture institutionnelle avant les prochaines élections européennes de 2014, au moment où son propre mandat à la tête de la Commission se terminera.