UBS serait impliquée dans le scandale de la manipulation du Libor
Les banques britanniques Barclays et Royal Bank of Scotland ainsi que le numéro un bancaire helvétique UBS sont soupçonnés d'avoir joué un rôle clé dans le scandale de la manipulation du taux interbancaire Libor durant la crise financière, selon Reuters.
Réseau de traders
L'agence de presse a notamment pu consulter des documents des ministères de la Justice ainsi que des autorité de surveillance américains et britanniques qui concernent Barclays. Elle a aussi en sa possession des documents des autorités canadiennes de régulation, ainsi qu'une plainte d'un ancien employé de la Royal Bank of Scotland de Singapour.
Selon ces textes, les trois banques auraient employé une douzaine de traders dont l'objectif était d'influencer les taux interbancaires en dollars, en euros et en yens.
Comme certains de ces collaborateurs ont travaillé pour plusieurs des banques impliquées dans le scandale, un réseau a vu le jour. L'un de ces traders a par exemple travaillé de mars 2006 à octobre 2009 chez Barclays. Il a ensuite occupé un poste similaire chez UBS aux Etats-Unis.
Le silence d'UBS
Par ailleurs, deux collaborateurs de la Royal Bank of Scotland sont accusés d'avoir aidé un employé UBS à manipuler les taux du Libor (lié au yen). Contactés par Reuters, aucun des employés mentionnés par les documents n'a voulu prendre position, pas plus que les banques concernées.
En Suisse, UBS a répondu samedi à l'ats par la voix de son porte-parole Peter Hartmeier qu'elle ne souhaitait pas s'exprimer sur cette affaire pour le moment.
agences/dk
Barclays sanctionnées, 12 banques concernées
Plusieurs enquêtes sont néanmoins toujours en cours sur cette affaire, notamment en Suisse, où la Commission de la concurrence (COMCO) a démarré des investigations en février. UBS, Credit Suisse ainsi que dix établissements étrangers sont suspectés de collusion.