Les bourses européennes ont fortement chuté
23.09.2011 08:20Après une ouverture en nette baisse, les Bourses européennes ont accentué leurs pertes en milieu d'après-midi.
Dans cet environnement, le Swiss Market Index (SMI) a perdu 3,41% à 5288,48 points, avec un plus bas à 5267 points. La Bourse de Paris a chuté ainsi de 5,25% en clôture, Francfort de 4,96%, Londres de 4,67%, Milan de 4,52% et Madrid de 4,62%.
La Bourse de New York a elle finit également en baisse:le Dow Jones a perdu 3,51% et le Nasdaq 3,25%.
Les valeurs bancaires, notamment françaises, étaient les premières victimes de ce nouvel accès de fièvre, chutant lourdement.
Les marchés n'ont pas été rassurés par les mesures de la Réserve fédérale des Etats-Unis mercredi et son pessimisme sur l'économie américaine, évoquant la "faiblesse persistante" du marché de l'emploi et des "risques importants", liés aux "tensions sur les marchés financiers mondiaux".
Ils s'inquiètent également des risques dans la zone euro, où l'activité du secteur privé s'est contractée en septembre pour la première fois depuis plus de deux ans, faisant peser une menace de stagflation sur l'Allemagne et la France.
Chute de l'euro face au dollar
L'euro était lui aussi affecté, tombant à son plus bas niveau depuis huit mois face au billet vert, et depuis dix ans face au yen, sous la barre des 1,34 dollar.
Le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, a affirmé que la lenteur de la croissance économique est un défi plus grand que celui de la dette. [Maciej Kulczynski/ Keystone]
Six pays membres du G20 (l'Australie, le Canada, la Corée du Sud, l'Indonésie, le Mexique et le Royaume-Uni) ont appelé la zone euro à agir "rapidement" contre la dette, dans une lettre commune de leurs dirigeants rendue publique par le gouvernement britannique.
"Les gouvernements et les institutions de la zone euro doivent agir rapidement pour résoudre la crise de l'euro et toutes les économies européennes doivent affronter le problème de la dette pour empêcher une contagion à l'économie mondiale", mettent-ils en garde.
Mais pour le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner, la lenteur de la croissance économique est un défi "plus grand" que celui de la dette.
Aide des Brics en discussion
Le ministre, qui doit retrouver jeudi soir ses pairs du G20, le groupe des pays riches et émergents, pour un dîner de travail à Washington, a exprimé sa crainte que les Etats européens ne sacrifient la croissance au rééquilibrage de leurs comptes publics.
Le ralentissement de l'économie "n'est pas une excuse pour cesser de mettre de l'ordre dans nos finances publiques", a estimé pour sa part le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, prenant le contrepied de Timothy Geithner.
La présidente brésilienne Dilma Rousseff avait auparavant appelé Etats-Unis et pays de la zone euro à "donner des signes clairs de cohésion politique et de coordination macro-économique", dans une tribune dans le Financial Times.
Le Brésil et ses partenaires des Brics (Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) doivent discuter à Washington des moyens pour eux de venir en aide à la zone euro.
agences/mre