Modifié le 28 juin 2010

24 heures et TDG mettent le cap sur le web

L'insoutenable légèreté de l'être et le fils spirituel
24 heures et TDG mettent le cap sur le web [DR]
La Tribune de Genève et 24 heures ont fait peau neuve et partent à la conquête d'internet. Les deux quotidiens du groupe Edipresse collaborent plus étroitement pour passer au rythme de l'information en continu.

Les lecteurs de La Tribune de Genève et de 24 heures ont
découvert ce matin des journaux légèrement remaniés. Sur Genève,
l'éditorial est ainsi passé en première page et le logo est aussi
un peu différent. Sur Vaud, la page deux de 24 heure permet
notamment de parcourir l'actualité en "5 minutes", un changement
repris de la Tribune de Genève.

Profonde révolution

Ces changements, très visibles, ne sont cependant que la pointe
visible de l'iceberg et cachent une révolution beaucoup plus
profonde. Les rédactions de ces deux titres ont été repensées en
profondeur pour coller au rythme de l'actualité et aux possibilités
techniques d'aujourd'hui. Ces titres passent du journal au concept
de média.





Le traitement de l'information a été complètement repensé pour que
le web ne fasse pas ombrage au papier. Alors que la Tribune de
Genève proposera un seul fil court d'informations régionales, 24
heures proposera quatre flux différents pour les régions de La
Côte, Lausanne, Chablais/Riviera et Broye/Nord Vaudois.

Pages personnalisées

Les internautes pourront consulter ces informations dans un
espace "personnalisable" à la netvibe, un espace qu'il pourront
ainsi enrichir de n'importe quel autre flux RSS. Chaque lecteur
pourra ainsi composer la page d'informations qui correspond le plus
à ses intérêts.





Ces nouvelles ne devraient pas concurrencer l'édition papier, qui
reste, et de loin, la principale source de revenus. Très courtes,
elles seront développées, pour certaines, dans l'édition papier. De
même, cette dernière se distingue par des articles plus longs ou
des analyses spécifiques.

Journal de 16h30

Les nouveautés ne s'arrêtent pas là. Un journal téléchargeable
de quatre pages sera disponible à 16h30. Les internautes pourront
l'importer pour le consulter ou l'imprimer à leur place de travail
ou pourquoi pas depuis un ordinateur portable, ou ultra-portable!
Une version audio "podcastable" est aussi proposée. Un système
d'alerte SMS permet aussi d'être informé instantanément.





L'interactivité est aussi au rendez-vous. Les deux titres
régionaux veulent que leurs plates-formes de blog constituent de
véritables lieux d'échange pour les Genevois, les Vaudois et tous
les Romands.

Nouvelle radio

Progressivement, les deux titres vont aussi proposer quelques
contenus audios disponibles sur le site ou en podcasts. Un peu plus
tard, il est aussi prévu de lancer une webradio, dans l'esprit de
Rouge FM.





Ce beau programme est toutefois perturbé par quelques problèmes
techniques de jeunesse. Les nouveaux sites des deux publications
devaient être lancés mercredi matin et il semble qu'ils ne seront
pas mis en ligne avant la fin de la semaine. Jeudi matin, David
Moginier, rédacteur en chef des régionaux en ligne ne pouvait
donner de date précise.

Synergies

Mais comment ces rédactions ont-elles fait pour proposer une
offre beaucoup plus riche - 25 journalistes travaillent pour le web
entre Lausanne et Genève- avec des moyens qui n'ont pas changé?
Pierre Ruetschi, rédacteur en chef de la Tribune de Genève,
explique que les deux titres se sont non seulement réorganisés en
interne, mais ont aussi mis en commun leur forces.





Désormais, les rubriques Suisse, Economie et Monde collaborent
très étroitement, même si la mise en page varie d'un quotidien à
l'autre. De même, les rédactions papier et internet des deux titres
travaillent main dans la main. Les journalistes des rédactions
locales, par exemple, fournissent des contenus qui pourront être lu
tantôt sur le web, tantôt sur le papier.





Xavier Studer

Publié le 21 mars 2007 - Modifié le 28 juin 2010

Quels revenus pour le web?

- Le problème des revenus tirés du web n'est pas résolu.

- Le groupe compte toutefois sur la nette reprise de la publicité en ligne

- Edipresse mise aussi beaucoup sur son partenariat avec Romandie.com, toujours très performant lorsqu'il s'agit de trouver des revenus.

- La publicité combinée écrit/web constitue aussi une piste intéressante, de même que le lancement d'une webradio.

- Enfin, le 16h30 contiendra des publicités. Ce nouveau journal a, semble-t-il, suscité un vif intérêt chez les annonceurs.

L'ombre d'edicom

- Cette offensive n'est pas la première tentative d'Edipresse sur internet. Après l'éclatement de la bulle internet, le groupe vaudois s'était engagé dans le vaste projet edicom.

- Ce projet, qui a coûté près d'une dizaine de millions était jadis piloté par Tibère Adler, aujourd'hui directeur général du groupe Edipresse.

- Le nouvel edicom devait être une plate-forme multimédia particulièrement riche et audacieuse animée par une poignée de journalistes.

- Le projet avait capoté non seulement pour des questions techniques, mais aussi par l'absence d'un modèle économique clair et les grandes difficultés rencontrées jadis par le groupe pour trouver de la publicité sur internet.