Modifié le 19 octobre 2015

Les élus au Parlement ne représentent pas mieux les emplois des Suisses

Le décalage entre les professions des parlementaires et celles des Suisses soulève la question de la représentativité des élus.
On en parle On en parle / 52 min. / le 19 octobre 2015
Alors que les étudiants constituaient le plus gros des candidats au National dimanche, les élections ont souri aux entrepreneurs, directeurs, avocats, hauts fonctionnaires et autres agriculteurs.

Les métiers des nouveaux parlementaires sont sensiblement les mêmes que lors de la législature précédente, analyse l'émission On en parle de la RTS. Les élus, qui sont avant tout employés de partis et d'associations, entrepreneurs, notaires ou encore juristes (voir graphique), ne représentent pas mieux les emplois des Suisses qu'il y a quatre ans.

 

Des employés de partis au PS, des entrepreneurs à l'UDC

Les emplois les plus courants varient selon les partis. On trouve avant tout des employés de partis et d'associations chez les socialistes et les Verts, des fonctionnaires au PDC. Le PLR compte plus d'avocats et de notaires tandis que les élus UDC ne sont pas seulement des agriculteurs, même s'il y en a beaucoup, mais des patrons et des entrepreneurs, trois fois plus qu'au PLR.

Les étudiants, candidats malheureux

Les étudiants étaient les mieux représentés dans les candidats au National. Chez les Romands, 13% d'étudiants figuraient sur les listes. Pourtant, pas un seul étudiant n'a été élu dimanche.

Un échec attribué au grand nombre de sections de jeunes des partis qui se sont présentées, un tiers de l'ensemble des listes au total. L'inexpérience et le jeune âge rendent une élection très peu probable, selon Sarah Bütikofer, politologue de l'Université de Zurich, qui estime que ces listes sont destinées à séduire les jeunes électeurs.

Yves-Alain Cornu avec kg/mre/mac

Publié le 19 octobre 2015 - Modifié le 19 octobre 2015

Les femmes de mieux en mieux représentées au National

Sur les 200 sièges à pourvoir au Conseil national, 64 seront occupés par des femmes lors de la prochaine législature. C'est six de plus qu'entre 2011 et 2015.

Leur nombre ne cesse de croître depuis 1971, année où elles n'étaient que 10 à avoir été élues.


La moyenne d'âge reste fixée à 50 ans

Comme en 2011, la moyenne d'âge des conseillers nationaux élus hier s'élève à 50 ans. Celle-ci évolue peu entre chaque législature, oscillant entre 50 et 53 ans depuis 1971.

Âgée de 27 ans, la Verte genevoise Lisa Mazzone devient la benjamine de la Chambre haute du Parlement. Du haut de ses 73 ans, Maximilian Reimann (UDC/AG) en est le doyen.

La délégation romande au National glisse à droite

La physionomie de la délégation romande au Conseil national a été modifiée avec la victoire électorale de l'UDC. Le premier parti de Suisse a gagné deux sièges (Fribourg et Valais). Il y aura 11 représentants UDC des cantons romands, auxquels vient s'ajouter l'élu UDC du Jura bernois Manfred Bühler. Le PLR a de son côté confirmé la tendance nationale en Suisse romande, en gagnant deux fauteuil (Vaud et Genève), mais en en perdant un à Neuchâtel, et obtient 12 mandats de conseillers nationaux.

Contrairement aux cantons alémaniques et au Tessin, où le Parti socialiste s'est maintenu, il a perdu trois sièges dans les cantons romands (Vaud, Fribourg et Valais). Il reste cependant la première force politique de la délégation romande au National avec 13 élus. La gauche romande n'est toutefois pas totalement en déroute, puisque le POP a gagné son seul siège à Neuchâtel.

Les Verts de Suisse romande ne seront plus que 3 à Berne après la perte de deux sièges. Le PDC maintient sa délégation inchangée avec 9 sièges, tout comme le MCG (un mandat).