Publié le 16 avril 2018

Mauvais management, harcèlement: malaise à l'Opéra de Paris

La danseuse et chorégraphe Marie-Agnès Gillot à l'Opéra Garnier le 15 mars 2018.
La danseuse et chorégraphe Marie-Agnès Gillot à l'Opéra Garnier le 15 mars 2018. [Christophe Archambault - AFP]
Un sondage inédit auprès des danseurs du Ballet de l'Opéra de Paris révèle des tensions avec sa directrice Aurélie Dupont, deux ans après le brusque départ de son prédécesseur Benjamin Millepied.

Le sondage a été établi par la Commission d'expression artistique, un organisme interne élu par les danseurs. Selon le document, parmi les 132 danseurs interrogés anonymement, 89,8% estiment qu'ils ne "font pas l'objet d'un management de bonne qualité", 76,8% disent avoir été victime de harcèlement moral ou vu un collègue le subir et 25,9% affirment avoir été fait l'objet d'un harcèlement sexuel ou témoin d'un tel agissement.

Tolérance zéro

Le directeur de l'Opéra de Paris, Stéphane Lissner, a réaffirmé sa "confiance totale dans Aurélie Dupont" et affirmé qu'il y avait une "tolérance zéro" à l'égard du harcèlement sexuel.

Une centaine de danseurs ont fait part de leur "stupéfaction" après la diffusion du document diffusé sans le consentement des intéressés, qui ne pouvaient "concevoir qu'il serait utilisé à des fins contraires à leurs intérêts", indique le communiqué obtenu par l'AFP. Au-delà des chiffres, les critiques sont en effet très dures à l'égard d'Aurélie Dupont.

AFP/mcm

Publié le 16 avril 2018