Modifié le 13 mars 2018

Bertrand Cantat renonce aux festivals d'été pour mettre fin aux polémiques

Le chanteur bordelais Bertrand Cantat lors d'un concert avec son groupe Detroit au Festival des Vieilles Charrues en France, le 19 juillet 2014.
Bertrant Cantat renonce aux festivals d'été pour mettre fin aux polémiques Le 12h30 / 1 min. / le 13 mars 2018
Le chanteur français Bertrand Cantat, condamné pour avoir tué sa compagne Marie Trintignant en 2003, a annoncé lundi qu'il renonçait à se produire dans les festivals d'été face à une contestation grandissante pour ses concerts.

Le chanteur maintient en revanche toutes les dates de sa propre tournée entamée le 1er mars à La Rochelle, dont celle de ce lundi à Montpellier. Il doit donner ses dernières représentations à Paris les 29 et 30 mai. Ses concerts prévus aux Docks à Lausanne les 19 et 20 avril sont également maintenus.

Revenu sur le devant de la scène le 1er décembre pour la sortie de son premier album solo "Amor Fati", l'ex-leader de Noir Désir a depuis vu les polémiques se succéder, à commencer par celle suscitée par la Une du magazine Les Inrocks auquel il accordait une interview.

Pétition

Depuis, au fil de sa tournée des voix se sont élevées pour contester sa présence dans plusieurs festivals. Deux d'entre eux ont alors décidé de le déprogrammer.

Une pétition réunissant plus de 70'000 signatures réclamait par ailleurs la déprogrammation de l'artiste en Normandie.

>> Le sujet du 19h30:

Bertrand Cantat: oui à la tournée, non aux festivals d'été
19h30 - Publié le 13 mars 2018

afp/lan

Publié le 12 mars 2018 - Modifié le 13 mars 2018

Nadine Trintignant appelle Cantat à s'arrêter "complètement"

La réalisatrice Nadine Trintignant, mère de Marie Trintignant, a déclaré mardi à l'AFP que "ce n'est pas suffisant que (Bertrand) Cantat renonce aux festivals" cet été, l'appelant à s'arrêter "complètement".

"S'il s'arrêtait complètement, ça me conviendrait complètement. Je le trouve indécent, innommable...", a ajouté la réalisatrice, regrettant que Bertrand Cantat "n'ait pas eu une condamnation normale, c'est-à-dire vingt ans".