Modifié le 11 avril 2017

Les clubs et petits festivals de Suisse défendent leur poids économique et culturel

Un concert de Kas Product dans la salle des Docks à Lausanne en mai 2015.
Une étude pointe le rôle culturel et économique des clubs et des petits festivals Le Journal du matin / 1 min. / le 11 avril 2017
On sous-estime souvent la contribution des clubs et des petits festivals de musiques actuelles à l'économie et à la société suisse. Forte ce constat, l'association Petzi a publié lundi une étude qui démontre le poids du secteur.

L'an dernier, Petzi, le lobby des salles de concert, avait organisé des portes ouvertes pour sensibiliser le public à la professionnalisation du métier. Cette année, l'opération de séduction se poursuit avec la publication d'une étude qui relève que plus de 2,2 millions de personnes ont participé en 2014 à l'une des manifestations organisées par les clubs et petits festivals du pays.

Plus de 4000 salariés et 17'000 bénévoles ont contribué à organiser quelque 11'000 événements, soit une trentaine de concerts par jour en moyenne qui ont permis de produire 20'000 artistes, souligne cette étude. L'association précise que ses membres injectent près de 100 millions de francs chaque année dans l'économie helvétique.

Meilleur soutien des autorités demandé

Avec ces chiffres, les clubs et festivals à but non lucratif veulent montrer qu'ils jouent un rôle culturel non négligeable. Ils espèrent obtenir une meilleure reconnaissance de la part des autorités, alors qu'ils sont subventionnés en Suisse à hauteur de 29%, contre 41% dans le reste de l'Europe.

L'association faîtière Petzi réclame également d'être reconnue comme partenaire dans la formation des professionnels de la scène musicale et dans la gestion, avec les villes, des nuisances sonores que peuvent engendrer les concerts.

Sylvie Lambelet/dk

Publié le 11 avril 2017 - Modifié le 11 avril 2017