Modifié le 24 janvier 2018

Le bédéiste vaudois Cosey exposé à Angoulême un an après son prix

Cosey dans son atelier de Ormont-Dessus (VD).
Cosey dans son atelier de Ormont-Dessus (VD). [Thomas Delley - Keystone]
Lauréat l'an dernier du Grand Prix du festival de la bande dessinée d'Angoulême, en France, le dessinateur vaudois Cosey fait l'objet d'une rétrospective dans le temple de la BD.

De son vrai nom Bernard Cosendai, Cosey préside le prestigieux festival qui ouvre jeudi et dure jusqu'à dimanche.

Depuis plus de 40 ans, l'illustrateur propose des albums empreints d'aventure, d'humanité, de rêve et de spiritualité. Un travail que le public peut admirer dès jeudi à l'Hôtel Saint-Simon à Angoulême.

Une centaine d'originaux

Dans le cadre de la 45e édition de la grand-messe de la BD, plusieurs oeuvres de son travail sont exposées. On y trouve une centaine d'originaux du lauréat du Grand Prix 2017. Une récompense qui semble l'avoir particulièrement touché.

"Je suis très heureux d'avoir reçu ce prix. Pour une raison très simple, c'est que ce n'est pas un jury de dix ou quinze personnes qui vote (...) c'est vraiment l'ensemble de la profession. Ce sont 900 personnes qui ont voté et honnêtement, je n'y croyais pas", sourit le sexagénaire interrogé par l'ats.

Le père de "Jonathan"

Cosey est notamment l'auteur de la série "Jonathan". Les seize tomes publiés entre 1977 et 2013 suivent les tribulations d'un jeune Suisse dans l'Himalaya, mais aussi le cheminement de son aventure intérieure.

Né en 1950 à Lausanne, Cosey rencontre Derib en 1969 et va très vite se révéler comme un grand talent du 9e Art.

ats/boi

Publié le 24 janvier 2018 - Modifié le 24 janvier 2018