Modifié le 15 juin 2017

David Grossman, lauréat du Man Booker International Prize

L'auteur israélien David Grossman, lauréat du prestigieux Man Booker International Prize.
L'auteur israélien David Grossman, lauréat du prestigieux Man Booker International Prize. [Daniel Leal-Olivas - AFP]
David Grossman a remporté mercredi à Londres le prestigieux Man Booker International Prize pour "Un cheval entre dans un bar", un douloureux portrait de la société israélienne. C'est la première fois qu'un auteur israélien gagne cette récompense.

Le roman a été traduit en anglais sous le titre "A Horse Walks Into a Bar" par la Britannique Jessica Cohen, dont "l'extraordinaire" traduction a été "saluée par le jury", a précisé le président du jury Nick Barley.

"Nous avons été époustouflés par la volonté de M. Grossman de prendre des risques aussi bien émotionnels que stylistiques", a-t-il salué.

Théâtre de la vraie vie

"Un cheval entre dans un bar" (Ed. du Seuil), le début d'une blague dont le lecteur ne connaîtra jamais la chute, est le premier roman de l'écrivain israélien depuis le décès de son fils, mort en 2006 au Liban pendant son service militaire.

Après cette tragédie, survenue alors que David Grossman achevait l'écriture d'"Une femme fuyant l'annonce" (prix Médicis étranger en 2011), l'écrivain n'avait publié qu'un seul récit sous forme de poème, "Tombé hors du temps".

Lers livres de David Grossman, auteur réputé d’essais engagés qui ont ébranlé l'opinion israélienne et internationale, ont été traduits en 30 langues.

mcc/ats

Publié le 15 juin 2017 - Modifié le 15 juin 2017

Le livre

Sur la scène d’un club miteux, dans la petite ville côtière de Netanya en Israël, le comique Dovalé G. distille ses plaisanteries salaces, interpelle le public, s’en fait le complice pour le martyriser l’instant d’après. Dans le fond de la salle le juge Avishaï Lazar, écoute avec répugnance le délire verbal de l’humoriste.

Mais peu à peu le discours part en vrille et se délite sous les yeux des spectateurs médusés. Car ce soir-là Dovalé met à nu la déchirure de son existence.