Modifié le 19 juin 2017

Des œuvres de Georges Pompidou exposées au château de Chambord

Conférence de presse de Georges Pompidou à l'Elysée en janvier 1973.
Conférence de presse de Georges Pompidou à l'Elysée en janvier 1973. [Jean-Pierre Couderc - Roger-Viollet/AFP]
A l’occasion du 40e anniversaire du centre Pompidou, le château de Chambord propose de découvrir une centaine d’œuvres qui ont accompagné la vie de l'ancien président, connu pour son amour de l'art contemporain.

Le château de Chambord, dans le centre-ouest de la France, accueille "Georges Pompidou et l'art: une aventure du regard", une exposition qui présente des oeuvres dont certaines n'ont jamais été montrées au public. Elles sont extraites des collections du Centre Pompidou et de prêteurs privés, dont celle d'Alain Pompidou, fils de l'ancien président.

Dans l'oeil de Pompidou

Les oeuvres ont été "dans l'oeil de Georges Pompidou, soit dans sa collection privée soit accrochées à Matignon, puis à l'Élysée", précise le commissaire de l'exposition Yannick Mercoyrol.

 

Parmi les grands noms figurent Braque, Giacometti, Buffet, Deschamps ou encore Niki de Saint Phalle. On trouve aussi la "Grande tête", un bronze d'Alberto Giacometti, réalisé en 1958.

mcc/afp

"Georges Pompidou et l'art, une aventure du regard", Château de Chambord, du 18 juin au 19 novembre 2017

Publié le 19 juin 2017 - Modifié le 19 juin 2017

Georges Pompidou, amateur d'art

Né dans une famille modeste du Cantal, l'ancien président avait acheté à 18 ans, lorsqu'il faisait ses études à Paris, "La Femme 100 têtes", un "roman-collages" de Max Ernst. Une vingtaine d'années plus tard, employé à la banque Rothschild, il devient un collectionneur de plus en plus avisé.

Nommé Premier ministre en 1962, Georges Pompidou fait décrocher un portrait de Colbert pour y mettre à la place, dans son bureau, une huile sur toile de Pierre Soulages qui montre les contrastes avec les aplats de noir et les effets de blanc, roux et bleu lumineux.

"L'art abstrait n'est pas du tout admis à l'époque par le grand public. On rapporte que sa femme Claude a dit bien plus tard que ce choix à l'époque était une véritable tempête politique car le tableau pétrifiait ses visiteurs", raconte