Modifié le 17 mai 2016

Le mythe de Frankenstein est né il y a 200 ans à Genève

Si l'été 1816 avait été moins pluvieux, Frankenstein n'aurait pas surgi dans l'esprit de Mary Shelley.
Si l'été 1816 avait été moins pluvieux, Frankenstein n'aurait pas surgi dans l'esprit de Mary Shelley. [Archives du 7eme Art / Photo12 / AFP]
La Fondation Bodmer à Genève célèbre vendredi les 200 ans de la parution de Frankenstein, écrit par Mary Shelley. Décryptage avec Nicolas Ducimetière, l'un des deux commissaires de l'exposition.

L'exposition s'intitule "Frankenstein créé des ténèbres". Elle se tient du 13 mai au 9 octobre, à la Fondation Bodmer de Cologny, près de Genève. Elle revient aux sources de cette histoire qui va hanter toute la littérature, le théâtre et le cinéma.

Frankenstein, un surhomme plutôt qu'un monstre

A force, on ne fait plus la différence entre Frankenstein et sa créature. On s'imagine qu'il s'agit d'un monstre terrifiant, au front hypertrophié traversé d'un clou, ahanant des borborygmes inintelligibles marchant lourdement avec les bras à l'horizontale. On en oublie que le sous-titre du livre imaginé par la jeune Mary Shelley est: "Le Prométhée moderne". A la Fondation Bodmer, on remet la créature au milieu de son contexte littéraire, scientifique, climatique, et on lui redonne son ampleur. 

Un livre culte écrit en trois jours à Cologny

L'institution genevoise présente des livres somptueux et uniques qui racontent le contexte social, littéraire, scientifique du roman de Mary Shelley dont on dit qu'il est le premier livre de science fiction. L'oeuvre a été écrite en à peine trois jours lors d'un mois de juin glacial à Cologny dans la villa Diodati.

Quatre jeunes poètes dans le vent sont réunis et écrivent des histoires de fantômes. Ils s’appellent : Polidori, Lord Byron, Percy Shelley et sa future épouse, Mary Shelley, l’auteure de Frankenstein.

>> La naissance d'un livre culte. Les explications de Florence Grivel et Nicolas Ducimetière. 

Frankenstein, quatre jeunes dans le vent
Culture - Publié le 12 mai 2016
 

L'un des deux commissaires de l'exposition, Nicolas Ducimetière, démonte certains des clichés qui collent à la peau de la créature de Frankenstein.

>> Ses explications au micro de Florence Grivel dans Vertigo:

Frankenstein.
Vertigo - Publié le 12 mai 2016
 

L'Université de Genève consacre par ailleurs une série d'activités autour de l'exposition. Une trentaine d'humanistes et de scientifiques s'expriment sur la technique dans les sciences médicales, le genre littéraire fantastique, l'art contemporain, le clonage, l'humain augmenté ou encore la robotique.

fg/hof

Publié le 13 mai 2016 - Modifié le 17 mai 2016