Publié le 29 septembre 2017

La bédéiste lausannoise Maou croque l'absurdité de la vie de bureau

Dans "La Fédération", Maou raconte les absurdités du monde du travail.
Dans "La Fédération", Maou raconte les absurdités du monde du travail. [Meili Gernet - Meili Gernet]
Bande dessinée autobiographique, "La Fédération" raconte de manière désopilante la vie quotidienne d'une fille engagée comme graphiste mais qu'on persiste à traiter en stagiaire. Elle est signée par la Lausannoise Maou.

Dans l'esprit, on pourrait la comparer à l'Amélie Nothomb de "Stupeurs et tremblements". Même manière désopilante de regarder le monde professionnel absurde qui l'environne, tout en y étant partie prenante.

Fable de La Fontaine

Mais il y a aussi un peu de La Fontaine dans cette BD où chaque collègue de bureau est représenté par un animal: il y a le morse râleur, le putois qui n'aime pas les Français, le singe qui adore le sucre, le cerf qui est mélomane, la chouette qui prend un malin plaisir à humilier plus faible qu'elle, le renard grande gueule, le chamois surmené. Et elle, Maou, qui se représente sous la forme d'un chat.

Engagée comme graphiste dans cette grande et belle structure qui fait la promotion du sport à Ouchy, elle est d'abord privée d'ordinateur avant d'en recevoir un dernier modèle mais livré sans logiciel!

Planche de la BD "La Fédération" de l'illustratrice lausannoise Maou.
Planche de la BD "La Fédération" de l'illustratrice lausannoise Maou. [Miruna Coca-Cozma - RTS]

Faire rire les gens

Sa BD comprend 150 pages de format A5. Chaque petite histoire tient sur une page. Sa technique? Des aplats de couleurs, gouache ou acrylique, qu'elle scanne et met ensuite dans les formes directement sur l'ordinateur.

>> A écouter l'illustratrice romande sur sa BD:

Dans "La Fédération", Maou raconte les absurdités du monde du travail.
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Au micro de la RTS l'illustratrice explique que son ambition est surtout de remonter le moral de ceux qui vivent ce genre d'absurdités et de faire rire les autres. "Tout le monde peut se reconnaître", dit-elle. Pourquoi alors des animaux? "Parce que homme ou femme, on ne sait pas très bien, mais aussi parce que l'identification est plus tendre."

Sur la page de garde de cet album publié à compte d'auteur grâce au crowdfunding, elle écrit que la BD est un excellent exutoire pour ses frustrations professionnelles. On peut la croire, avant la Fédération, c'est à un géant suédois qu'elle s'en était prise.

mcm

Publié le 29 septembre 2017