Georges Chaulet, le père de Fantômette" et des "4 As", est décédé
Georges Chaulet, le père des populaires aventures pour enfants "Fantômette" et les "4 As", s'est éteint à l 'âge de 81 ans le 13 octobre dernier, a annoncé sa famille lundi.
L'écrivain français était depuis plus de 50 ans était l'un des piliers de la collection Bibliothèque Rose. Il est l'auteur de plus de 150 livres pour la jeunesse, tout en participant à l'élaboration des scénarios de récits aussi divers que "Candy" ou "Inspecteur Gadget".
Fantômette la féministe
Créateur d'avant-garde, féministe convaincu, Georges avait fait naître en 1961 avec "Fantômette" l'un des premiers rôles féminins actifs, intelligents et autonomes de la littérature jeunesse, souligne Hachette.
Avec ses enquêtes à la Arsène Lupin, ses scénarios sans faille et un ton unique, cet amateur de calembours et de farces avait fait profiter "Fantômette" de son imagination fertile. Les aventures de la célèbre héroïne masquée au collant noir et à la tunique jaune, se sont vendues à 15 millions d'exemplaires.
L'autre grand succès de l'écrivain est la série les "4 As", tout d'abord sous forme de livres puis de bandes dessinées, qui compte une quarantaine de tomes. Elle met en scène les aventures de quatre adolescents et un chien qui enquêtent pour trouver la solution d'un sombre mystère, toujours sur un ton humoristique.
De la série noire à la BD
Né en 1931 à Paris, Georges Chaulet a quatre ans lorsque sa famille s'installe au Caire, avant de rentrer un an plus tard à Antony, en région parisienne. Dès l'adolescence, il écrit ses premiers romans, des polars de style série noire. Bac en poche, il s'inscrit aux Beaux Arts de Paris. En 1952, il part faire son service militaire en Allemagne. Un cauchemar, avouera-t-il. Il se réfugie alors dans l'écriture et décide d'en faire son métier.
En 1957, il publie le premier tome de la série "Les 4 As" aux éditions Casterman avant de donner le jour à "Fantômette" en 1961. Cinquante-deux titres plus tard, le succès est toujours au rendez-vous. Et il a fait des émules. "Je dois autant à Fantômette qu'à Marguerite Duras" l'envie de devenir écrivain, confiait ainsi la romancière Marie Darrieussecq à l'occasion du 50e anniversaire de la justicière masquée.
agences/boi