Engouement modéré pour le nouveau roman de J.K. Rowling
Jeudi matin, les librairies britanniques ont ouvert plus tôt pour permettre aux fans d'acquérir dès 8H00 "The Casual Vacancy" ("Une place à prendre"), le premier romand de la richissime J.K. Rowling, jusqu'alors entouré du plus grand secret.
Un million d'exemplaires étaient déjà pré-vendus, mais il n'y a eu aucune files d'attente ou fans campant devant les magasins pour s'emparer les premiers des exemplaires tant convoités.
Un livre sur la responsabilité
Le point de départ de ce roman qui se déroule à Pagford, charmant village imaginaire du sud-ouest de l'Angleterre, est la mort d'un membre du conseil municipal. Les habitants commencent alors leurs manigances pour trouver un remplaçant acquis à leur cause: débarrasser Pagford de la gestion d'une cité HLM malfamée.
J.K. Rowling avait pensé dans un premier temps au titre "Responsable", parce que, expliquait-elle dans une interview publiée dans "The New Yorker", "c'est un livre sur la responsabilité. Dans un sens mineur - quelle est la part de notre responsabilité dans notre bonheur personnel - mais aussi dans un sens plus large - quelle est notre part de responsabilité envers les pauvres, les personnes défavorisées?"
Loin de l'univers d'Harry Potter
Apparaissent ainsi dans ce livre les thèmes très éloignés de l'univers de ses jeunes sorciers que sont la dépendance à l'héroïne, la prostitution, les familles monoparentales et le désir sexuel adolescent.
Le roman a divisé les premiers critiques, certains louant son message social très "dickensien" quand d'autres sont restés sceptiques devant des scènes très crues de sexe ou d'injection de drogues.
ats/aduc