The Darkness réussit son grand retour
Darkness, le retour. Grosse réverb', grosse caisse, hurlements aigus: les fans du mythique groupe de hard rock ne seront pas déçus. Avec "Hot Cakes", les Britanniques prouvent qu'ils n'ont en rien perdu leur fougue!
Avec sa batterie et sa basse entraînantes, le premier morceau "Every Inch Of You" donne le ton. La voix n'hésite pas à monter dans les tours et les guitares s'octroient de jolis solos. Aerosmith et Led Zeppelin ne sont pas loin...
Et cette introduction est timide en regard de la suite. "Nothin's Gonna Stop Us" (Rien ne va nous arrêter) est, comme l'indique son nom, une course effrénée.
Une succession de morceaux fougueux
Un chanteur qui lâche ses paroles avec une force déconcertante, un choeur qui lui répond sans laisser la pression faiblir, des guitares qui swinguent, une batterie des plus efficaces... "Hot Cakes" est sans conteste réussi!
Toutefois, on regrettera l'absence de slow, genre qui (faut-il le souligner?) fait partie intégrante du hard rock.
Porté par les deux frères Dan (guitare) et Justin Hawkins (chant, guitare et clavier), le groupe livre ici son 1er album depuis que le chanteur a suivi une cure de désintoxication en 2006. En tournée avec... Lady Gaga, The Darkness sera à Zurich fin septembre.
Lunik devient plus unique
Avec sa voix légèrement cassée, Jaël Malli porte le groupe Lunik. [Lunik]
Pas sûr que Lunik réussisse à occuper à nouveau le hit parade suisse avec son 6e album studio "What is Next". Car le groupe bernois, porté par la chanteuse Jaël Malli et le guitariste Luk Zimmerman, sort un opus beaucoup plus personnel. En revanche, les oreilles exigeantes pourraient y trouver leur compte.
Très intimiste, le disque propose 14 ballades de style pop rock. La voix légèrement cassée de J.Malli y est reine.
Jaël Malli dit avoir consacré deux ans au travail d'écriture. On la croit. Car c'est avec une ponctuation bien placée qu'elle chante ses petites histoires de hasard, d'amour et de personnalité.
Des ballades à texte tranquilles
Humbles, les autres musiciens ne cherchent pas à montrer tout leur savoir-faire. Ils accompagnent la voix avec toute la délicatesse qu'elle mérite. Ici, une plainte de tuba, là une harmonique de guitare. Un peu plus loin, un piano qui murmure une douce mélodie.
Si les accompagnements sont simples, le tout forme des compositions assez riches, avec des rebondissements finement amenés. Comme "The Line", qui s'envole imperceptiblement au son du violon.
Reste que le calme prévaut et qu'il lasse. Les ballades dynamiques comme le sympathique "Feet in the sun" auraient mérité à être plus nombreuses.
Camen, une soul funky bien rétro
Camen nous replonge dans la soul des années 1970. [Camen]
Avec ses beats empruntés à la famille Jackson et sa voix haute perchée, Camen nous replonge dans la musique soul des années 1970. Et ce n'est pas un mal. Car, comme le suggère le titre de son nouvel album "Come on" ("Viens"), ce Suisse allemand invite à danser.
A côté des wah-wah, mélodies d'orgue et petit choeur, des basses rebondissantes et des violons chantonnant font écho à Jamiroquai, ancrant le disque au XXIe siècle. Mais ce funk rétro-moderne est abîmé par la voix trop léchée du dandy.
Pascal Camenzind, lauréat d'un prix européen à 13 ans, a tourné avec NSYNC (Justin Timberlake) et DJ Bobo.
Caroline Briner