"La clinique de l'amour", parodie burlesque des séries hospitalières
Parodie loufoque des séries hospitalières, "La clinique de l'amour" réunit un joli casting, avec un Bruno Salomone en chirurgien esthétique à côté de la plaque et une Helena Noguerra en infirmière répondant au doux nom de "Priscilla".
Un film déjanté...
Bruno Salomone incarne un chirurgien esthétique peu scrupuleux. [DR]
Une rivalité entre médecins, une manipulatrice sexy et une infirmière ravissante, voilà la toile de fond du film. Bruno Salomone est David Marchal, le frère d'Artus de Penguern alias John.
Tous deux ont hérité de la clinique de leur père, Michel Aumont. Le premier ravit Priscilla au second, qui s'exile au Grand Nord, soigne des Inuits et fait une rencontre fortuite
Rappelez-vous, Artus de Penguern était Hipolito, l'écrivain raté dans "Amélie Poulain". Dans "La clinique de l'amour", il est John Marshal, un des principaux protagonistes de cette comédie déjantée, un film qu'il a lui-même réalisé.
... et très deuxième degré
On y trouve "de l'action, de la violence, des piqûres, des cascades, des bêtes féroces et de l'amour, beaucoup d'amour", prévient la bande-annonce avec un sens certain du deuxième degré (à voir ci-contre).
Bref, "La clinique de l'amour", c'est la série "Urgences" à la manière d'"Y a-t-il un pilote dans l'avion". Et la critique a réservé un accueil plutôt chaleureux à cette comédie burlesque.
"Kuma", la deuxième épouse
Ayse, jeune femme turque, devient la deuxième épouse de Mustafa. [DR]
"Kuma", d'Umut Dag, raconte l'histoire d'Ayse. Lorsque cette jeune fille se marie, les habitants de son village en Turquie pensent qu'elle épouse Hasan. En fait, elle épouse le père de celui ci, Mustafa, qui vit à Vienne avec sa première femme, Fatma, et ses enfants, dont certains sont plus âgés qu'elle.
C'est Fatma qui a mis au point cette stratégie. Elle se sait atteinte d'un cancer et a choisi la jeune fille pour s'occuper des siens après sa mort. La nouvelle famille d'Ayse ne la reçoit pas des plus chaleureusement à son arrivée en Autriche. Sauf Fatma, avec qui elle développe une forte complicité.
Un double coup de théâtre dramatique
Mais un événement inattendu et une révélation vont venir bouleverser l'équilibre que le respect des traditions et la complicité entre Ayse et Fatma avaient fini par établir.
Né à Vienne de parents kurdes, Umut Dag signe là son premier film. Dans ce drame, il montre le poids des secrets et des drames familiaux en ayant pour toile de fond les traditions familiales du pays d'origine de ses deux héroïnes.
Elève de la double Palme d'Or Michael Haneke à l'Académie du film de Vienne, Umut Dag a vu son film présenté à la Berlinale dans la section "Panorama". Certainement deux gages de qualité.
"Lady Vegas", le nouveau Stephen Frears
Rebecca Hall et Joshua Jackson dans "Lady Vegas". [© Wild Bunch - DR]
Stephen Frears, qui a séduit son monde avec "The Queen" en 2006, un film sur la réaction de la reine Elizabeth II à la mort de Lady Di, revient, après "Tamara Drew", à la comédie avec "Lady Vegas".
Inspiré par une histoire vraie, "Lady Vegas, les mémoires d'une joueuse" ra conte les péripéties de Beth Raymer, incarnée par Rebecca Hall, qui quitte son job de stripteaseuse en Floride pour Las Vegas.
Ne trouvant pas de job, elle frappe à la porte de Dink, joué par Bruce Willis, un parieur sportif. La jeune femme, pétillante, se révèle très douée. Elle devient la mascotte de Dink. Jusqu'au jour où la roue tourne...
Nathalie Hof