Sorties ciné: "The Descendants", favori aux Oscars
25.01.2012 12:54C'est l'un des favoris aux prochains Oscars. Récompensé du prix du meilleur film dramatique et du meilleur acteur dramatique pour George Clooney aux récents Golden Globes, "The Descendants" est sans doute l'un des films les plus prometteurs de ce début d'année.
A Hawaii, la vie d'une famille bascule. Entre l'hospitalisation de sa femme et les difficultés adolescentes de ses filles, Matt King (George Clooney) se demande s'il doit vendre les terres familiales, les dernières plages tropicales vierges des îles.
Pire, il apprend que sa femme avait une liaison. Matt se met alors en quête de cet amant, dans une semaine essentielle faite de rencontres drôles, perturbantes et révélatrices.
L'un des meilleurs rôles de Clooney
Malgré le tragique de la situation, Alexander Payne ose le pari de l'humour fin pour traiter de la question de la perte d'un être cher. Loin du pathos attendu dans ce genre de film, il propose un point de vue original sur le deuil, notamment en raison des antécédents infidèles de l'épouse.
En choisissant pour cadre l'île d'Hawaii, il parvient aussi à éviter les clichés cinématographiques des drames, habituellement tournés dans le brouillard des villes américaines. Pour citer Matt King au début du film: "Le paradis, va te faire foutre!"
Comme il l'avait fait pour Jack Nicholson dans "Monsieur Schmidt", Alexander Payne offre avec "The Descendants" l'un des meilleurs rôles dans la carrière déjà riche de George Clooney. De quoi peut-être lui ouvrir les portes d'un oscar du meilleur acteur derrière lequel il court toujours.
Sherlock Holmes remet le costume
Robert Downey Jr. et Jude Law sont rejoints par Noomi Rapace vue dans Millenium. [Warner Bros - DR]
En 2009, Guy Ritchie s'attaquait au mythe de Sherlock Holmes avec succès. Impeccablement campé par Robert Downey Jr, le célèbre détective, accompagné de son fidèle Watson (Jude Law), emmenait le spectateur dans une aventure mêlant mystère, action et humour.
Devant l'efficacité de la recette, le réalisateur a décidé de remettre la compresse avec "Sherlock Holmes 2, jeu d’ombres".
Au menu, les mêmes scènes d’actions tournées au ralenti, les mêmes répliques cinglantes et le même humour british.
Un méchant tout méchant
Sherlock Holmes a toujours été réputé pour être l'homme à l'esprit le plus affûté de son époque. Jusqu'au jour où le redoutable professeur James Moriarty, criminel d'une puissance intellectuelle comparable à celle du célèbre détective, fait son entrée en scène…
Il a même sans doute un net avantage sur Holmes, car il met non seulement son intelligence au service de noirs desseins, mais il est totalement dépourvu de sens moral.
Tandis que leur enquête les mène en France, en Allemagne et en Suisse, Holmes et Watson prennent de plus en plus de risques. Mais Moriarty a systématiquement un coup d'avance et semble tout près d'atteindre son objectif. S'il y parvient, non seulement sa fortune et son pouvoir seront sans limite, mais le cours de l'Histoire pourrait bien en être changé à jamais…
L’équitation selon Josiane Balasko
Le microcosme du dressage est disséqué dans "Sport de filles". [Lazennec - DR]
Révoltée par la vente du cheval d’obstacle qu'on lui avait promis, Gracieuse (Marina Hands), cavalière surdouée, claque la porte de l'élevage qui l'employait.
Elle redémarre à zéro en acceptant de rentrer comme palefrenière dans le haras de dressage qui jouxte la ferme de son père.
La propriétaire, Joséphine de Silène (Josiane Balasko) y exploite d'une main de fer la renommée internationale d’un entraîneur allemand, Franz Mann (Bruno GanZ), ancien champion cynique et usé dont les riches cavalières du monde entier se disputent le savoir - mais aussi le regard !
A cheval entre film d'auteur et documentaire
Pour son cinquième film en vingt-trois ans (!), la réalisatrice Patricia Mazuy s'attaque au microcosme de l’équitation qui la passionne.
A cheval entre film d'auteur et documentaire, "Sport de filles" révèle un monde du dressage où les codes et règles en vigueur s'appliquent aussi bien au relation entre l'humain et l’animal, qu'entre les humains eux-mêmes.
Mais c'est surtout la confrontation entre l'énergie de la jeune Marina Hands et la maîtrise de l'expérimenté Bruno Ganz qui porte ce film.
Victorien Kissling