Note d'intention

En écrivant cette comédie, j'ai voulu montrer la difficulté de certaines femmes d'aujourd'hui à s'émanciper dans notre monde moderne qui se dit égalitaire.

Et j'ai choisi, pour illustrer cette volonté de s'affranchir, de mettre en scène une femme qui souhaite passer son permis de conduire.

Simple pour beaucoup de femmes, mais compliqué pour Micheline, mon héroïne !

J'ai voulu réaliser une comédie qui donne une dimension de tendresse et de drôlerie permanente. Les relations que Micheline entretient avec les autres personnages (Jean-Claude, son mari ; Daniel, le voisin autiste ; Maurice, son amour de jeunesse, et ses fils) constituent des intrigues secondaires qui doivent apporter un éclairage particulier sur son rêve de partir en voyage.



J'ai grandi avec trois femmes. Elles m'ont toutes apporté un bout du puzzle qui m'a permis de créer le personnage de Micheline.

J'ai appris à conduire à ma mère quand elle avait un peu moins de cinquante ans.

Ma grand-mère par sa douceur et sa gentillesse a toujours été une personne fédératrice, et ma grande-tante était une femme d'un dévouement exceptionnel dotée d'une très forte volonté et d'une détermination farouche. Pourtant, elles ne se sont jamais vraiment émancipées. Elles ont toujours agi en fonction des autres, que ce soient leur mari, leurs enfants ou les autres membres de la famille.

 

Yves Matthey