Emission du 06 juillet 2012

Episode 1: Jean-Pierre Blanc, Ayent (VS)

Jean-Pierre Blanc ouvre le bal de cette deuxième saison. Avec ses 51 printemps, le pétillant Valaisan est le doyen de l’aventure. Celui que tout le monde appelle Poustof nous fait découvrir les multiples facettes de sa commune d’Ayent, de la volupté de son terroir au talent de ses habitants. Nous ferons la connaissance d'Elia l'acrobate, de Firmin le pyrograveur, des majorettes du Twirling club et de Jean, le restaurateur d'orgues.

Jean-Pierre Blanc d'Ayent

L’aventure de "Mon village a du talent" tombe à point nommé pour Poustof. Cafardeux, le moral dans les chaussettes, le quinquagénaire valaisan avoue traverser une passe difficile. Lorsqu’un matin, son horoscope lui annonce une bonne étoile. Le soir même, il voit passer l’appel à candidatures sur le petit écran. Obnubilé, il ne trouve pas le sommeil et décide, à  quatre heures du matin, de rédiger sa candidature. Bingo, l’étape valaisanne de la deuxième saison sera pour lui!

Poustof [RTS] Poustof [RTS] Jean-Pierre est constamment à la recherche de nouveaux défis. Bûcheron et forestier de formation, le natif de St-Romain fut aussi moniteur de ski. En quête de reconversion, il a, depuis le tournage de l’émission, repris avec son ami Oscar Le Grand Roc Café à Anzère. Pour l’organisation de l’étape valaisanne, Poustof peut s’appuyer sur sa compagne Chantal, sérigraphe. Elle lui dessine le désormais célèbre tee-shirt "L’air d’Anzère" qu’il arborera fièrement tout au long de l’aventure. Ses amis de toujours Nicole et Florent Aymon seront les chevilles ouvrières de l’événement. Sans oublier les encouragements répétés de ses trois enfants Jeremy âgé de 21 ans,  Emma, 18 ans et Léo, 15 ans. 

Evoquer la chanson avec ce fan de Bashung, c’est aussitôt faire ressurgir les souvenirs de l’enfance. Une époque où il collectionnait les récompenses lors des concours de chant dans la région, au point de gagner le droit de chanter aux côtés d’Arlette Zola et d’Alain Morisod. Dès lors, la passion de la musique ne le quitte plus, Il projette d’enregistrer à l’automne un disque aux accents folk dans le studio d’Alexandre Kulhanek, surnommé "Kula". Cet ingénieur du son a aussi accepté d’endosser le rôle de coach vocal pour Poustof. Son objectif: canaliser l'impétuosité vocale du rocker au grand coeur.

 

La commune d'Ayent

Alexandre conseille Poustof [RTS] Alexandre conseille Poustof [RTS] Cette vaste commune valaisanne s’étire verticalement sur le versant sud de la vallée du Rhône. Ayent est la seule entité du district d’Hérens située sur la rive droite du fleuve. Cette terre peuplée de 3'700 âmes est parsemée de vignes, de mayens et d’alpages ensoleillés. Réputée pour son élevage de "Reines", son fromage à raclette, son vin et la jovialité de ses habitants, Ayent dévoile ses plus beaux atours aux candidats venus des cantons voisins. C’est au Pas de Maimbré, perché à  2362 mètres d’altitude, que Poustof a préparé un accueil en grande pompe pour Annabelle, Alexandra, Séverine,  Bob, Vincent et Jérôme.

Les  pas se font hésitants sur la neige verglacée. Malgré le soleil radieux,  un frisson assaille les candidats lorsque résonnent les cors des Alpes de "L'Echo des Vallées". Les ambassadeurs sont ensuite happés par la haie d’honneur dressée par les moniteurs des écoles de ski, anciens camarades de Poustof. Sur la terrasse du restaurant d’altitude, un panorama à couper le souffle s’offre à la foule: la chaîne des Alpes se découpe majestueusement sur l’horizon.

Le village St Romain, chef-lieu de la commune d'Ayent. [RTS] Le village St Romain, chef-lieu de la commune d'Ayent. [RTS] Pas le temps de rêvasser, Armand Dussex, guide d’un jour, emmène les candidats  au chef-lieu de la commune, St-Romain où se dérouleront les festivités de la journée. Les candidats déambulent dans les rues de la paisible bourgade de Saint Romain pour rejoindre l’église.  Ce lieu est chargé d’émotions pour Poustof. Il y a une vingtaine  d’année son père fut l’artisan de la restauration du carillon du clocher. "L’Union Instrumentale d’Ayent-Anzère", dont les uniformes rutilants sont la copie conforme de ceux de la police montée canadienne, accueille en musique les ambassadeurs dans le chœur de l'église.

Sur le parvis, les étals se dressent pour l’apéritif. Au menu: la rencontre avec les autorités et les producteurs du terroir. L’occasion de découvrir autour d’un verre les traditions locales et de mesurer l’attachement des habitants à leurs racines. La solidarité entre générations est trait marquant de l’identité ayentôte, aime à rappeler Nicole Jollien, vice-présidente du conseil communal.  A la Pentecôte, les autorités font la tournée des homes et des hôpitaux du canton, distribuant aux aînés un pichet de vin, une tranche de fromage et un pain de seigle.

Les fêtes religieuses sont aussi l’occasion pour les  partis sous d’autres cieux de revenir au pays. Chaque printemps, un des douze villages qui composent la commune se dévoue pour organiser les réjouissances de la Fête-Dieu. Nul doute que ce penchant naturel  pour les festivités saura ravir nos ambassadeurs venus de toute la Suisse romande. Il est d'ailleurs temps pour eux de rejoindre, escortés par la fanfare, le gymnase où les attendent la raclette et les talents du spectacle.