Emission du 24 février 2011

Viré pour avoir parlé

Vous êtes témoin à votre travail d’un acte répréhensible ou illégal, et vous le dénoncez publiquement. Vous êtes alors ce qu’on appelle un «donneur d’alerte». Mais attention : en Suisse, c’est une activité à haut risque. Vous pouvez être licencié et vous retrouver avec un certificat de travail qui vous fermera toutes les portes de l’emploi.

Dans les pays anglo-saxons, celui qui tire la sonnette d'alarme s'appelle un «whistleblower». Il bénéficie d'un statut légal qui le protège. Rien de tout cela en Suisse. Bien au contraire. Chez nous, la plupart des entreprises n’ont pas de procédure interne visant à garantir l’impunité et la confidentialité de ces employés «donneurs d'alerte». Et pourtant, ils peuvent se révéler indispensables : bien des malversations, des cas de corruption ne seraient jamais découverts sans eux.

Une équipe de Temps Présent a enquêté sur la situation délicate de ces employés courageux, souvent des personnalités fortes, à la fibre de justiciers. Elle a recueilli des témoignages qui montrent à quel point il est difficile d'être un «donneur d’alerte» : licenciement immédiat, certificat de travail qui vous empêche de trouver un nouvel emploi, dénonciation pénale pour violation du devoir de confidentialité, etc. S’y ajoutent les conséquences financières, voire psychiques, pour ces personnes qui peuvent se retrouver très seules du jour au lendemain.

Rediffusion le vendredi 25 février 2011 à 1h35 et le lundi 28 février 2011 à 15h45 sur TSR2.

Générique

Un reportage de Pietro Boschetti et Michel Heiniger Image : Claude Paccaud Son : Christophe Giovannoni Montage : Patrick Guignet

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