«Il était intelligent, exceptionnel, gentil ...». Des propos que l'on tient lors du décès d'un parent, mais souvent aussi ... lors de la mort de son animal domestique.
Comment vit-on la disparition de son chat ou de son chien adoré ? Et comment faire le deuil de son compagnon d'une vie ?
Jeudi 11 octobre 2007 à 20:05.
En Suisse 385'000 ménages possèdent des chiens, plus d'un million de chats sont domestiqués. De plus en plus, l'animal de compagnie occupe une place centrale dans la vie des gens. La mort de son compagnon à quatre pattes, c'est souvent, toute proportion gardée, vivre un deuil très semblable à celui que l'on pourrait éprouver pour un être humain.
Certains se réfugient dans des rituels, ou dépensent des sommes folles pour organiser de véritables enterrements... D'autres, pour qui le chagrin est trop fort, ne feront jamais vraiment le deuil de leur meilleur ami. Pour immortaliser leur cher disparu, ils iront alors le faire naturaliser, un trend très à la mode.
Les vétérinaires eux aussi, sont confrontés au quotidien à la mort de leur patients à quatre pattes. Et ça n'est jamais facile. Ils ont la tâche difficile d'euthanasier les animaux malades ou trop âgés, d'y préparer les propriétaires, de trouver des mots qui réconfortent. Un acte stressant au point que la profession connaît un taux de suicide non négligeable.
Encore peu connu souvent mal compris, le deuil d'un animal domestique est aujourd'hui un vrai phénomène de notre société.
Rediffusion vendredi 12 octobre 2007 à 0h50 sur TSR2 et lundi 15 octobre 2007 à 10h30 et 15h00 sur TSR2.
Générique
Un reportage de Catherine Kammermann et Jean Quaratino
Image : Jean-Dominique De Weck
Son : Philippe Combes
Montage : Véronique Rotelli