Série du 14 février 2011 au 10 juin 2011
Que sera demain?
Centrafrique : La science des Pygmées
Les Pygmées possèdent une parfaite connaissance de leur forêt. Depuis toujours, ils s'y procurent tout ce dont ils ont besoin, et la vénèrent.
Le Niger lutte contre un ennemi insidieux, qui envahit lentement les villages et leurs champs : le sable. Il y a peu de solutions pour mener ce combat. A Koumba, une ONG a financé des pieds d'acacias, seuls remparts contre la progression de ce fléau qui asphyxie le fleuve.
Croatie : De la mer à la terre
Sur l'île de Pag, les conditions économiques ont changé, et les pêcheurs d'hier choisissent parfois de se replier dans l'intérieur des terres pour y pratiquer l'élevage et l'agriculture.
Le fleuve Niger est entré en crue et a inondé toutes ses berges, noyant les champs des riverains. Ce phénomène, dû à de fortes pluies, est aussi la conséquence de l'ensablement du fleuve. Dans les villages de l'intérieur, l'eau, par contre, manque cruellement.
Les pluies, qui lavaient autrefois le sel déposé au sol par la mer qui s'engage dans l'embouchure de la Casamance, sont aujourd'hui moins nombreuses, et ce sel infiltre les nappes phréatiques. Il faut donc creuser de nouveaux puits dans l'intérieur des terres et construire des digues pour empêcher l'eau salée du fleuve de pénétrer trop loin.
Les autorités locales doivent elles-mêmes assurer l'éducation des populations à un usage correct de la ressource. Dans les campagnes, le changement climatique n'est pas sans conséquences.
Au 17ème siècle, la reine avait ordonné la construction d'un fort dont l'usage principal était de stocker l'eau pour les habitants. Aujourd'hui, les sources d'approvisionnement se sont multipliées, et les gestionnaires ont récemment reçu un prix pour la qualité de l'eau qu'ils fournissent à leurs clients.
Dans les Cévennes, l'eau ne manque pas. Ses caractéristiques la rendent sensible aux changements de réglementations, mais on s'adapte.
Turquie : Les eaux de Cappadoce
C'est à elles que l'on doit notamment ces paysages si particuliers, et c'est grâce à elles que, sur les berges du Fleuve Rouge, prospère une communauté de potiers qui exploitent l'argile de ses berges.
Les Romains avaient construit d'ingénieux acqueducs souterrains qui ont inspiré les sociétés suivantes. Aujourd'hui, la gestion de l'eau est encore une préoccupation quotidienne.
Dans le nord du Congo, la région de la Cuvette a toujours bien vécu de la pêche. Aujourd'hui, la demande est croissante, et la bonne rentabilité de cette activité attire de nombreux pêcheurs qui ne respectent pas toujours la règle essentielle : gérer la ressource. Alors, celle-ci est menacée.
Parce que "un bras seul ne peut pas attacher un paquet", les agriculteurs du Cameroun se regroupent de plus en plus en GIC : Groupement d'Intérêt Collectif. En étant plus nombreux, on obtient un meilleur rendement, mais quelques irréductibles continuent à penser qu'on est bien mieux tout seul.
Portugal : Crise d'alternative
L'Europe est pour les pêcheurs de Peniche synonyme de quotas et de contraintes, et ils ont fini par pêcher n'importe quoi, n'importe où, au mépris de la gestion de leur ressource. Aujourd'hui, certains d'entre eux réclament que l'on édicte de nouvelles lois, qui conduiraient notamment à limiter les zones de pêche dans le temps. Ils éviteraient ainsi la "crise d'alternative" qui conduit nombre d'entre eux à opter pour le tourisme.
Le massif des Rhodopes est très boisé, mais aujourd'hui, ses forêts sont très protégées. Les artisans qui consommaient le bois sans compter sont désormais rationnés, et la coupe est très réglementée. Les petits menuisiers se plaignent parfois de l'usage qui est fait de ce bois, dont la majeure partie est réservée à l'exportation.
Le Nil est la plus grande richesse de l'Egypte, mais une grande partie de la population vit sur ses berges, ce qui provoque une pollution importante. les agriculteurs en prennent soin, et on se refuse à admettre qu'il soit menacé.
Suisse : Au son des sonnailles
Que seraient la Suisse et ses pentes sans les vaches qui y paissent ? Cet éleveur l'affirme : on élève les vaches les plus en accord avec ses goûts personnels, et les troupeaux sont "visuellement" parfaits.
Cambodge : Mieux que les machines
Le buffle est un outil indispensable pour les paysans de la province de Phnom Pen. Sans lui, la vie ne serait pas ce qu'elle est…
Sénégal : Le véritable boeuf Diola
A Karabane, on élève le boeuf, mais on le mange très peu. Sa principale mission est en fait de produire l'engrais utilisé pour fertiliser les cultures, et il n'est abattu qu'à l'occasion de grandes fêtes ou de funérailles. Pour autant, il est très bien vu de posséder un troupeau, et la qualité des bêtes en dit long sur celles de leur propriétaire.
Les proto-bulgares seraient arrivés à cheval dans les plaines de Bulgarie, et depuis cette époque, l'animal est indissociable de l'homme. Les Tsiganes l'utilisent encore, et il est souvent l'unique moyen de travailler efficacement la terre.