Emission du 25 octobre 2011
Augmentation mammaire: des seins chagrins!
Seins-esthétiques
Petits ou opulents, discrets ou provocants, les seins sont depuis la nuit des temps l’atout séduction des femmes. Aujourd’hui les poitrines se veulent conquérantes. De plus en plus de femmes cèdent à la dictature des gros bonnets. Quand les seins font profil bas, que les balconnets sont fatigués, le bistouri vient à la rescousse.
Plus de 2 millions de prothèses mammaires sont vendues chaque année dans le monde. Mais avoir une poitrine de rêve, c’est parfois lourd à porter.
Un acte chirurgical lourd [DR]
Caroline (* prénom d’emprunt) a travaillé longtemps dans une boutique de mode et elle soigne son apparence. Il y a 4 ans, Caroline, pour conserver la fierté de son décolleté opte pour la chirurgie esthétique: "J’avais toujours une très jolie poitrine, à mon goût et au goût de certains. Donc, en fait, je voulais garder ce que j’avais. Ce n’était pas dans le but de me transformer en bombe avec une poitrine artificielle, c’était juste pour garder le galbe que j’avais".
C’est en voyant un reportage du Téléjournal que Caroline choisit de se faire opérer chez Easylook, la clinique genevoise qui lance en 2005 son concept de chirurgie low cost. En suisse, une pose d’implant coûte entre 8000 et 13'000 francs. Chez Easylook on reboostait les seins à prix cassé: 6'000 francs. Un prix qui convainc Caroline.
Une fois sa décision prise, tout va très vite: "On voit le chirurgien, on discute de ce qu’on aimerait, si c’est possible, la grandeur qu’on veut. Après, on vous envoie vers le secrétariat prendre directement le rendez-vous et bien sûr on vous glisse un prospectus en disant : si vous ne pouvez pas payer, on a une offre avec des sociétés de crédit".
Des méthodes agressives pour pousser à la consommation les clientes les plus indécises.
Caroline a son budget. Elle se fait opérer en 2007, comme des centaines de femmes séduites par cette chirurgie à bas prix et les beaux discours de Tom Gyger, son directeur: "Restez à Genève! On vous offre, au prix de l'étranger, la qualité et la sûreté suisse".
Mais cet été, 4 ans après son opération, Caroline ressent de violentes douleurs à la poitrine. Elle multiplie les examens médicaux. Ils sont sans appel : "Finalement j’ai eu une rupture d’implant. D’un côté l’implant est rompu. On ne peut pas vivre avec ça. On est obligé de l’enlever".
Des images moins claires [DR]
A quoi ressemble une rupture de prothèse? C’est ce que nous avons demandé au professeur Jean-Yves Meuvly, médecin chef du service de radiologie du CHUV qui a examiné l’IRM de Caroline: "On voit des membranes à l’intérieur qui correspondent à la paroi de la prothèse qui est détachée et on a du silicone entre la prothèse et la capsule fibreuse".
Caroline porte des implants Eurosilicone fabriqués dans un laboratoire français qui produit 200 mille prothèses par an.
Ces globes astiqués sont les moules des prothèses, trempés plusieurs fois dans une soupe de silicone pour constituer la membrane. C’est une étape cruciale pour la sécurité de l’implant.
Les enveloppes sont ensuite remplies d’un gel de silicone qui va se solidifier. Une sorte de pudding qui ne peut pas se diffuser dans le corps en cas de rupture de la membrane.
Caroline a pris contact avec Eurosilicone pour demander le remboursement de ses prothèses censées durer 10 ans. Sans succès pour l’instant. Caroline ne se décourage pas. Elle tente aussi de joindre la clinique qui l’a opérée il y a 4 ans. En vain. "Nous voici devant la clinique Easylook, qui fut le siège d’Easylook. Malheureusement, je vois que cette clinique n’existe plus. Je me suis fait opérer dans cette clinique et je voulais voir ces gens-là pour voir quelles sont mes possibilités de recours. Mais je me retrouve devant une clinique qui n’existe plus".
La Clinique Easyslook a fait faillite en 2008. Plus de trace de son fringuant directeur qui n’a pas tenu le choc dans ce marché ultra concurrentiel de la médecine esthétique.
En octobre dernier, Caroline finit par retrouver le chirurgien qui l’a opérée. Il a ouvert sa propre clinique à Genève. Elle compte sur sa compréhension. Là encore, Caroline encaisse une nouvelle déception: "Ce chirurgien a pris le temps de regarder. Je n’avais pas l’impression qu’il se souvenait de moi. On a un peu l’impression d’être un bout de viande. J’ai payé mon opération 6500 fr. Là, on me dit que c’est 5500fr. Je pensais qu’on allait plus m’épauler côté financier. Je ne m’attendais pas à devoir remettre quasi le même prix que l’opération initiale.
4 ans seulement après sa chirurgie mammaire, Caroline va repasser à la caisse et sur la table d’opération. L’assurance maladie ne prendra en charge que l’ablation de l’implant défectueux, comme l'explique le docteur Jean-François Emeri de la Société Suisse de Chirurgie Plastique Reconstructive et Esthétique: "S’il n’y a qu’un seul côté qui est atteint, l’assurance va payer le côté atteint. Mais si on veut changer la prothèse de l’autre côté, ça sera à la charge de la patiente. Y compris les nouvelles prothèses".
2’200 francs, c’est le tarif Tarmed pour le retrait d’un implant. Un prix qui est bien inférieur à celui des cliniques privées. Soit son chirurgien accepte de réduire sa facture et de l’opérer à ce prix, soit Caroline paie le prix fort. A moins qu’elle ne choisisse l’hôpital public pour se faire enlever ses prothèses.
Anne (*prénom d’emprunt) a vécu la même mésaventure que Caroline. Elle avait pourtant choisi de se faire opérer dans l’une des cliniques les plus réputées de Suisse romande: "Dans ma tête, c’était : j’ai des implants, je les garde pendant 10 ou 15 ans. Je suis tranquille pour un moment. Et là, savoir que 4 ans après, il fallait repasser par-là, j’étais déçue, énervée. Parce que si finalement tous les 4 ans il faut repasser par-là, on va pas y arriver, financièrement".
C’est en décembre dernier que cette mère de famille reçoit une lettre de son chirurgien lui demandant de contrôler ses implants qui seraient défectueux: "Ca m’a fait un choc parce que je ne m’y attendais vraiment pas. Je me demandais de quoi il parlait. Surtout que je n’avais pas du tout entendu parler de toute cette histoire en France, donc je tombais vraiment des nues…"
Comme environ 40'000 françaises, Anne s’est fait poser des implants PIP, de la marque Poly Implant Prothèse à l’origine d’un énorme scandale en France. L’AFSAAPS, l’autorité française de la sécurité sanitaire découvre en mars 2010 que les implants sont défectueux. Un taux de rupture deux fois supérieures à la moyenne. Pire encore, le silicone utilisé dans les prothèses est non conforme : il s’agit d'un gel industriel, utilisé dans les joints de baignoire et des vernis de meubles. Il est beaucoup moins cher que le silicone médical.
Anne s’est donc rendue chez son chirurgien au printemps dernier. Rien de suspect lors du premier contrôle. Mais l’IRM révélera une rupture d’implants. En avril dernier, 4 ans après sa première opération, Anne a subi une nouvelle intervention pour se faire retirer ses implants.
Du silicone industriel [DR]
Le Dr Michel Pfulg, FMH chirurgie plastique reconstructive esthétique à Laclinic de Montreux est convaincu que l'implant d'Anne faisait partie de ce lot: "Je pense avec quasi certitude que cet implant est l’un de ceux qui a créé cette fameuse polémique. Ce sont des implants fragiles qui se déchirent beaucoup plus tôt que la moyenne des autres implants".
Anne n’a obtenu aucun dédommagement de Poly Implant Prothèse. La compagnie a fait faillite. L’assurance maladie n’a pas pris en charge l’opération en clinique privée. En revanche, son chirurgien a réduit de moitié sa facture. Pourtant, elle ne pense pas renoncer à la chirurgie: "On n'a pas le choix. Si on veut que cela reste. Si on veut continuer à se sentir bien, à être bien dans sa peau, à avoir une belle poitrine, on est obligé."
Un implant est censé tenir au moins 10 ans. Aujourd’hui, la plupart des fabricants offrent le remplacement gratuit et parfois une participation aux frais de l’opération en cas de rupture précoce. Mais en cas de faillite, la patiente se retrouve seule. Il faut encore noter que rien ne permet de prévoir les ruptures d'implants. Il est donc recommandé de faire un suivi médical.
Des techniques et des risques
La rupture d’implant n’est de loin pas le seul risque répertorié, d’autant plus qu’il existe plusieurs techniques.
Julie ne se sent pas bien dans sa peau: "Ma poitrine n’a pas poussé depuis mes 13 ans. Maintenant, j’en ai 20 et je vois des filles qui ont 12 -13 ans avec des poitrines beaucoup plus grandes que moi et j’ai l’impression d’avoir une poitrine de petite fille et pas de femme. Je me sens mal dans ma peau, ça me prend la tête, ça peut me gâcher ma journée."
Julie n’est pas heureuse de sa poitrine. Un complexe qui l’obsède depuis l’adolescence et elle rêve de se faire refaire les seins. Pour nous, elle a accepté de se rendre chez un chirurgien. De ce premier contact, il ressort que Julie souhaite modifier le volume, plus que la forme de ses seins.
Environ 5'000 femmes par an se font poser des prothèses mammaires en Suisse. Il en existe plus de 200 variétés, de forme et de volume différents, dont les prix varient entre 400 et 1200 francs l’implant. On ne refaçonne pas sa poitrine comme on ferait une manucure. L’opération n’est pas sans risque, comme le souligne le Dr. Oppikofer, FMH chrurgie plastique reconstructive esthétique à la Clinic Lémanic Lausanne: "Tout implant dans sa vie va rompre. Les implants de bonne qualité, si on promet qu’ils vont rester intacts pendant une quinzaine d’années, c’est quelque chose de réaliste. Mais même avec des implants haut de gamme, j’en ai vu qui avaient une fissure après 6 ou 7 ans".
Des contrôles compliqués [DR]
L’opération entraînerait trois fois plus de problèmes d’allaitement que chez des femmes non opérées et réduit la sensibilité du mamelon chez certaines patientes. A relever que toutes les femmes opérées sans exception vont créer à l’intérieur du sein une capsule après l’opération. Une capsule qui ne représente pas de risque en soi, selon le Dr. Oppikofer: "C’est la réaction normale de notre corps autour d’un corps étranger. Tant que cette capsule est un tissu souple et fin, il n’y a pas de problème. L’implant donnera l’effet voulu. Mais comme toute cicatrice, cette capsule autour de l’implant peut s’épaissir et se contracter et c’est là qu’on parlera de coque fibreuse, de contraction capsulaire. C’est souvent sans conséquence, mais quand c’est plus douloureux ou que ça peut déformer le sein, ça sera une ré-opération".
Autre conséquence: la pose d’implants perturbe l’analyse des clichés d’imagerie lors d’examens cliniques et rend le diagnostic du cancer beaucoup plus compliqué. Il faut donc recourir à plusieurs méthodes successives comme l’échographie et l’IRM pour y voir plus clair, car bien souvent, la mammographie n’est pas efficace, comme l'explique le Prof. Jean-Yves Meuwly: "C’est sûr que les prothèses en silicone sont denses aux rayons X et qu’elles masquent une partie du sein. Certaines études montrent que chez des femmes à qui on fait des mammographies avant et après l’implantation de la prothèse, cette dernière masquait entre 10 et 45% de la masse glandulaire. (…) Le cancer peut se trouver partout. Il n’est pas exceptionnel que le cancer se cache dans la partie arrière du sein exactement où se trouve la prothèse".
La seringue est une alternative au scalpel. La mode est à l’acide hyaluronique. Ce gel synthétique, utilisé pour combler les rides, est injecté massivement dans les seins. Rapide, la technique ne nécessite pas d’anesthésie générale, mais doit être répétée tous les 18 mois. Elle vient d’être interdite en France, mais reste admise en Suisse.
Une situation qui ne convainc pas le docteur Jean-François Emeri: "L’État français a interdit depuis août 2011 les injections d’acide hyaluronique dans les seins sous prétexte que ça rend difficile le contrôle des seins, donc la palpation des seins, parce qu’il y a des nodules qui peuvent se former. Et ils peuvent être confondus avec des tumeurs débutantes". Mais pas question pour lui de pratiquer ce type d'intervention: "J‘ai toujours pensé qu’injecter une grande quantité d’un gel, même résorbable, où que ce soit dans l’organisme, allait provoquer des réactions à un corps étranger. Ce qui est assez logique. On a connu ça, du gel de silicone que l’on injectait directement dans les fesses, dans les seins, avec de graves problèmes..."
Il n’est pas nécessaire d’être médecin pour pratiquer ces injections. Dans un marché de l’esthétique en plein essor, les cliniques qui vendent de la beauté et du rajeunissement se sont multipliées ces dix dernières années. Se pose alors le problème de la compétence des praticiens. Une situation qui génère des risques potentiels, selon le docteur Jean-François Emeri: "Le risque de dérive, c’est d’avoir des injections par des gens qui n’ont pas de formation et qui ne sont même pas médecins. Il y a des pratiques en Suisse où ce n’est même pas le médecin qui fait l’injection, que ça soit du botox, que ça soit de l’acide hyaluronique. C’est évidemment inacceptable. C’est un acte médical".
Nous retrouvons Julie (*prénom d’enprunt). Grâce à une technique de simulation, elle a pu se voir avec le bonnet B de ses rêves. La pose d’implants et l’injection d'acide hyaluronique rebutent l’étudiante. Il lui reste une 3 option : le transfert de gras. Une technique très controversée qui consiste à liposucer la propre graisse de la patiente pour l’injecter dans ses seins. Là encore, les risques existent, selon le Dr. Jean-François Emeri: "Si vous mettez beaucoup de graisse dans un sein en une fois, cette graisse va nécroser, va mourir et on va perdre 30, 40, même 70% du volume qu’on aura injecté. Pour obtenir une véritable augmentation d’un sein, il faut environ deux à trois séances, donc deux à trois anesthésies générales avec chaque fois une guérison, des corrections, des asymétries. Dans la pratique, c’est une technique qui est compliquée et coûteuse".
L’industrie ne cesse d’inventer de nouvelles techniques pour gonfler nos egos et nos décolletés, de nouveaux produits pour combler nos vides et nos rides. Le marché mondial de l’esthétique, estimé à 4 milliards de dollars, a de beaux jours devant lui.
Les risques de la chirurgie esthétique: entretien avec le Dr François Perrogon
Le Dr François Perrogon connaît bien la chirurgie esthétique, ses réussites, ses excès et ses ratés. Il préside l’Association pour l'Information Médicale en Esthétique, une association française de référence, dont les buts sont assez clairs : donner à ses adhérents toute l’information nécessaire avant une intervention, les accompagner jusqu’à l’intervention et au-delà si nécessaire.
Dr François Perrogo [DR]
Pour le Dr François Perrogon, la chirurgie esthétique ne doit pas être considérée comme un acte anodin: "La chirurgie esthétique est tout sauf une opération banale. Il y a des risques de complications, des risques d'infections, des risques d'hématomes. En particulier pour les prothèses de seins, il y a un certain nombre de complications, du fait même de mettre des corps étrangers. Bref, il y a un risque vital. Je ne suis pas sûr que les patientes en aient bien conscience en choisissant la chirurgie esthétique". Et les implants de nouvelle génération ne sont pas une garantie de sécurité, selon lui. "Nous n'avons pas suffisamment de recul pour juger de leur qualité à moyen et long terme. Donc, de ce fait, il vaut mieux éviter les nouveaux implants. Ou alors, cela implique que l'on accepte de jouer un peu le cobaye. Il faut l'accepter comme ça".
Et le scandale lié aux prothèses PIP n'a rien changé à la situation. Pour le Dr François Perrogon, "on a strictement aucune garantie pour les implants à venir, par définition. Puisqu'on s'est aperçu, après coup, que ces implants PIP étaient falsifié, que le silicone en question n'était pas de qualité médicale. On peut donc imaginer qu'un autre fabricant, faisant des prothèses moins chères que les autres par exemple, n'utilise pas le matériel qu'il faudrait utiliser pour ce type de prothèses. On reste avec le même risque pour l'avenir".
Le retour en arrière n'est pas non plus aisé. Il ne suffit en effet pas de retirer les prothèses pour revenir à la situation initiale et oublier une mauvaise expérience. Comme l'explique le Dr François Perrogon, "quand on retire un implant, cela signifie que l'on a les seins vidés. Donc cela veut dire que l'on a les seins qui tombent. La poitrine a augmenté de volume et les tissus cutanés ont subi une expansion du fait de la pression interne de la prothèse. On se retrouve avec des seins complètement vidés qui ne sont pas toujours très beaux. Il faut donc remettre des prothèses, ou retravailler les seins, enlever une partie de la peau pour re-draper le tout et faire une poitrine qui sera celle d'avant les prothèses. En sachant que l'on aura les cicatrices en plus et qui sont loin d'être anodines".
La décision ne doit donc pas se faire sur un coup de tête ou pour de mauvaises raisons. Pour le Dr Perrogon, l'attente des patientes n'est parfois pas réalisable par la chirurgie: "Si la séduction passe par quelque chose en forme de silicone, cela veut dire que la relation aussi sera du même ordre. Je veux dire que l'on ne peut pas passer par n'importe quels artifices. Surtout dans le cas d'artifices qui mettent en jeu la peau de l'individu. A un moment donné, il faut arrêter. Il faut arrêter de se dire que c'est quelque chose de cosmétique, donc il ne m'arrivera rien. Si, il peut arriver des choses. Quelques centaines de femmes témoignent que ces problèmes leur sont arrivés. Je pense donc qu'il faut repositionner la balance entre les bénéfices et les risques. Et en chirurgie esthétique, il faut utiliser les méthodes les moins douteuses en terme de sécurité. Et ce n'est certainement pas de mettre des prothèses de seins".
Se servir de graisse a la place des implants [DR]
Et dans le cas de la chirurgie mammaire, le Dr Perrogon juge que rien de fiable n’existe: "Spécifiquement pour la chirurgie esthétique des seins, il n'y a pas grand chose qui soit très sécurisé et à coup sûr sans complications. Donc, j'aurais tendance à penser, notamment pour ce qui est de l'injection d'acide hyaluronique et du transfert de gras, qu'il faut les éviter. D'ailleurs, en France, ils sont pratiquement interdits ( ndrl : ce qui n’est pas la cas aux Etats-Unis ou en Suisse). Il reste les prothèses. Ce sont des corps étrangers. L'organisme réagit en faisant des coques de façon à isoler ce corps étranger. Le sein peut devenir très dur. Cela donne des stades de seins déformés, asymétriques, douloureux qu'il faut réopérer. Donc cela fait prendre des risques vitaux et d'autres risques, donc je le déconseille".
Augmentation mammaire: le test
Augmentation mammaire: le testABE a testé cinq cliniques de Suisse romande qui pouvaient proposer un rendez-vous dans un délai d’un mois. Notre enquêtrice anonyme d’ABE, âgée d’une trentaine d’années et sans enfant, s’est fait passer pour une femme intéressée par une augmentation mammaire. L’objectif était d’évaluer la qualité de la première consultation et des informations données par le chirurgien. Ces entretiens ont été fidèlement retranscris par l’enquêtrice.
Notre formulaire [DR]
Nous avons retenu trois critères d’évaluation : l’anamnèse médicale, l’explication des techniques, l’information sur les risques.
Notre enquêtrice a été surprise de la banalisation des opérations chirurgicales: "Dans toutes les visites, on m’a donné des détails au niveau médical. Par contre, j’avais sincèrement l’impression d’aller chez le coiffeur. Est-ce que vous préférez comme ci, mettez ça plus haut, plus bas, essayez, soupesez, touchez. Vous pouvez changer d’avis. Vous préférez plutôt une forme comme-ci ou plutôt comme ça".
Un discours bien rôdé qui souvent minimise les risques et qui passe carrément sous silence des aspects essentiels de la chirurgie esthétique. Elles ne semblent présenter aucun effet secondaire. Et rien n’est fait pour connaître les raisons qui poussent les patientes à faire un tel choix, selon l'expérience de notre enquêtrice: " Il n’a presque jamais été question de la notion de douleur, due à l’opération, ce sont des notions très peu abordées. Sinon aucune questions sur les motivations, ni depuis combien de temps j’ai ce désir. Est-ce que c’est une réflexion mûrie ou un coup de tête… Est-ce que c’est parce que je suis mal dans ma peau ? L’aspect psychologique n’est absolument pas pris en compte .
Le prix de la consultation : de 150 francs pour une heure, en moyenne. A noter qu’un chirurgien a facturé cette somme pour 20 minutes de consultation. Et la plus longue consultations a duré 1h20 !
Les résultats de notre test sont présentés dans un ordre n'ayant aucune signification:
Ce qui ressort d'emblée et de manière générale, c’est que sur les cinq cliniques établies en Suisse romande, toutes ont posé des questions jugées suffisantes sur l’état de santé de notre enquêtrice. C’est ce que l’on appelle l’anamnèse médicale.
En revanche, ce qui frappe clairement dans les cinq cliniques visitées, c’est l’absence de questions personnelles pour évaluer l’état psychologique de la patiente. Une lacune que dénonce le Dr François Perrogon, Président A.I.M.E (Association d’information médicale en Esthétique) qui a examiné les relevés de notre enquêtrice: "Ils ont fait des études longues de chirurgie plastique et esthétiques. Ils n'ont pas fait psychiatrie en plus. D'ailleurs, dans le cursus en question, il n'y a que quelques jours, quelques heures même, de psychiatrie appliquée à cette chirurgie là. Donc on ne peut pas leur demander, dans leur cursus, d'avoir une compétence qu'effectivement ils n'ont pas. Ou qu'ils peuvent acquérir sur le terrain. Mais donc, quelqu'un qui vient voir un chirurgien esthétique vient avec une demande qui est d'un ordre psychologique et non chirurgical, à laquelle on répond avec une réponse chirurgicale sans avoir fait de diagnostique psychologique. Il y a donc un vrai problème de fond".
Le 2ème critère d’évaluation des cliniques ou des médecins qui ont reçu notre enquêtrice est basé sur la qualité des explications données sur les techniques pour augmenter le volume des seins. Si deux cliniques ont présenté les trois techniques, implant, injection d’acide hyaluronique et injection de graisse, les cinq ont proposé la pause d'implants à notre enquêtrice.
Ce qui différencie les cliniques, ce sont les informations fournies de manière orale au niveau des risques.
Centre Fell Well [DR]
Centre Feel Well: après avoir dit à l'enquêtrice que les problèmes sont rares, en général en cas d’accidents, le médecin s’est contenté d’expliquer que la sensibilité peut changer à l’endroit où se fait l’incision. Ce qui est un peu court. Une brochure explicative beaucoup plus complète a toutefois été remise à notre enquêtrice.
C.A.R.E. [DR]
Clinique C.A.R.E: les informations sur les risques ont été obtenues après que l'enquêtrice ait posé la question. Ils préviennent des risques à court terme d’hématome, d’infection, de phlébite et à long terme, de la formation d’une coque qui déforme le sein.
Rien en revanche sur le vieillissement des implants, ni sur les difficultés de dépistage.
Le médecin lui a affirmé qu’il n’y aurait pas de problème de sensibilité au niveau du sein ou du mamelon après incision. Ce qui est faux, selon le Dr Perrogon : des problèmes de sensibilité et des difficultés lors d’un allaitement peuvent se produire.
Concept Clinic [DR]
Concept Clinic : selon le médecin, les problèmes sont rares. Il les anticipe. Il peut y avoir rupture d’un implant en cas de scénario catastrophe de type accident de voiture avec côtes cassées. Ce qui est un peu court.
Visiblement, l’effort est davantage porté sur le fait de rassurer que d’informer de manière complète !
Laclinic [DR]
Laclinic : c’est la seule clinique où notre enquêtrice a entendu parler clairement de la douleur postopératoire qui est présente dans la plupart des cas. On l’a renseignée également sur les risques d’hémorragie et d’hématome, d’infection, de formation d'une coque dure, du risque très rare de rejet de prothèse. Notre enquêtrice a en plus reçu une brochure.
Par contre, les informations sur les problèmes liés à l’allaitement étaient inexactes.
ADONIS [DR]
Clinique Adonis: c'est la 1 consultation la plus courte de notre échantillon. Elle a duré 20 minutes seulement pour 150.- ! Un entretien très expéditif, le temps de préciser tout de même que les implants ne sont pas garantis à vie. Selon eux, le seul risque important, mais rare, serait un rejet de l’implant dû à la formation d’une coque autour de la prothèse.
Selon la Société suisse de chirurgie esthétique, les cliniques ou médecins ont l’obligation de fournir aux patientes une documentation complète orale et écrite. Or, à une exception près, Laclinic, les risques d’une augmentation mammaire ont été minimisés dans ce qui a été expliqué oralement à notre enquêtrice lors de cette première consultation importante, parce que la pose d’un implant n’est pas un acte chirurgical léger !
Selon le Dr Perrogon, les informations fournies ne présentent pas tous les risques et conséquences d'une augmentation mammaire: "Les chirurgiens ont tendance à minimiser tout ce qui pourrait être dissuasif par rapport à cette intervention. On parle de deux ou trois pour cent de coque au bout de deux ans; en fait c'est trois fois à quatre fois ce chiffre dans la réalité des études. Quand on parle de ré-intervention, en prenant tous les risques d'une ré-intervention, c'est 14% en un an. Ce qui est énorme. Statistiquement, 90 ou pratiquement 100% de ces femmes auront disons deux, trois ou quatre interventions dans leur vie, à minima.
Comment justifier que notre enquêtrice n’ait pas reçu partout une information complète sur les risques de complications? Nous avons reçu à peu près partout la même réponse : la première consultation est une sorte de préambule. Un argument que nous jugeons difficilement acceptable. Le chirurgien du Centre Feel Well nous a répondu ceci : "il n’opère jamais sans minimum deux consultations au préalable ; une première consultation permet de travailler le lien médecin-patient et c’est important de bien informer les patientes ». Ce qui n’a pas été fait avec notre enquêtrice.
La première consultation est considérée comme une simple prise de contact à la Clinic Care. C’est ensuite seulement, qu’avec une patiente motivée, "Nous essayons de comprendre ses attentes et discutons en détails des différentes techniques et potentiels risques chirurgicaux".
La Clinique Adonis admet qu’elle ne fait pas de suivi psychologique lors de la première consultation. Si la demande est raisonnable, si la personne est équilibrée et déterminée.
Réaction positive du côté de Laclinic, qui juge notre enquête intéressante! Le médecin qui a reçu notre enquêtrice nous dit avoir estimé qu’elle était très déterminée!
Reste encore la réaction de Concept Clinic face aux résultats de notre enquête. Son médecin responsable a accepté de nous rejoindre sur ce plateau.
Réaction du Dr. Kai-Uwe Schlaudraff, Chirurgie Plastique, Reconstructive et Esthétique FMH
(en vidéo)
Le bistouri remplace le psy ?
Poser un regard tendre sur son corps et accepter de l’offrir aux yeux des autres sans complexe, ce n’est pas donné à toutes les femmes. Parfois, pour s’aimer un peu plus, certaines d’entre elles recourent au bistouri. C'est le cas de Caroline qui ne regrette pas sa décision: "Certaines se paient un voyage, d’autres se paient un manteau ou des bijoux. Voilà, pour moi, c’était ça, c’était mon cadeau. C’est peut-être égoïste, oui et non. Depuis, c’est vrai que je me sens beaucoup mieux. Je revis".
Friedrich Stiefel Chef du service de psychiatrie de liaison chuv [DR]
Pour le Prof. Friedrich Stiefel, Chef de service, service de psychiatrie de liaison, CHUV, la féminité est au centre de la réflexion: "La question se pose pour chaque femme. Que représente ce manque de poitrine pour moi? Comment je définis ma féminité, qu’est ce que j’attends d’une telle opération, comment je me sens désirable ou pas, comment je suis dans le lien avant de procéder à ça comme moyen parce qu’on a tous une représentation de notre corps".
Derrière le désir de chirurgie esthétique, se cachent parfois des mots, des souvenirs d’enfance, des histoires d’amour blessantes qui ont amoindri la confiance en soi. C'est le cas de Caroline: "Moi, je me considère comme quelqu'un de banal, tout à fait standard et puis des gens me disent que je suis jolie… J’ai eu aussi des gens qui m’ont dit que j’étais moche. Il y en a pour tous les goûts. D’abord, j’ai cru que les gens se moquaient de moi quand ils me trouvaient jolie. Par la suite, j’ai commencé légèrement à y croire mais je n’ai jamais eu le melon, comme on dirait. J’ai toujours une petite réserve."
Influencées par la beauté retouchée des magazines, beaucoup de femmes se rêvent en bimbo. Avec un décolleté impertinent pour conquérir le cœur des hommes. Un rêve que Julie verrait bien se réaliser: "Si je pouvais avoir plus de poitrine, si je me faisais refaire les seins, je me sentirais mieux dans ma peau, mieux avec moi-même, plus séduisante et j’attirerais plus, j’espère, le regard des hommes".
Le Prof. Friedrich Stiefel met toutefois les adeptes de la chirurgie en garde. Cette dernière n'est pas la solution à tous les mots: "Ces craintes, je peux les comprendre, les entendre, surtout si c’est autour de l’adolescence. Par contre le plaisir, le désir ça naît dans la relation surtout. Ce n’est pas lié uniquement aux aspects physiques d’une personne. Et là, il y a peut-être aussi des attentes que certaines choses pourront être réglées, comme par exemples des gênes relationnelles, à travers une opération, qui s’avèrent comme un échec. Parce que les problèmes relationnels, ils restent, avec ou sans poitrine plus ou moins grande".
Le bistouri ne remplacera jamais le divan. Mais il est devenu un allié de choix pour beaucoup de femmes soucieuses de retoucher l’image qu’elles ont d’elles-mêmes. Si l’augmentation mammaire s'est largement banalisée depuis quelques années, il ne faut pas oublier qu'elle est aujourd'hui encore un acte chirurgical lourd
Notre rubrique: une publicité sur le web peut coûter trop cher
En ces temps économiques difficiles, se faire mieux connaître, pour un petit commerce ou une PME, c’est tentant, et encore plus séduisant quand on vous fait miroiter la vitrine Internet. Mais attention : une société de marketing écume la Suisse Romande pour vendre des films d’entreprise, facturés au prix fort, avec des méthodes plutôt étonnantes !
Monique Ruche commercante [DR]
Une musique d’ascenseur, une réalisation sommaire, un texte un peu bateau: on appelle cela un publireportage. Monique Ruche, propriétaire d’un tea-room à Genève, a déboursé pas moins de 14'000 frs pour avoir le sien. Tout a commencé il y a un an. "J’ai reçu une visite de deux messieurs, qui m’ont présenté leur vidéo. C’était sur une chocolaterie. C’est vrai que c’était pas mal du tout. Le film était bien fait. Et tout de suite, on m’a promis monts et merveilles et j’ai cru. »
Les deux individus promettent une hausse de fréquentation à Monique, qui se laisse convaincre:"Ils m’ont dit que les tea-rooms sont les plus recherchés sur internet. Je pense qu’ils disent ça à tout le monde. Et ils ont fait un rapide calcul, comme quoi j’allais avoir à peu près 80 personnes par jour en plus. Donc pour moi, c’était formidable!"
Séduite, Monique Ruche signe un contrat et s’engage pour 48 mensualités à 220 frs, auxquelles s’ajoutent des frais annexes. Le total atteint près de 14'000 frs! Mais les belles promesses ne se réalisent pas: " Je me suis dit, si ne serait-ce que 50 personnes prennent un café, la cotisation sera largement payée. Mais sur ces 80 personnes par jour, on n’a jamais rien vu !"
Astramedia avait promis une visibilité maximale. Monique Ruche réclame alors la liste des sites ou l’on peut voir sa vidéo. La réponse d'Astramedia est surprenante: "Je les ai rappelés dernièrement pour dire que je n’étais pas contente, et on m’a dit qu’ils étaient à peu près à 3000 clics sur mon petit film".
En réalité, la vidéo du tea-room totalise selon nos calculs moins de 100 visites. Astramedia s’est contenté de la poster sur des sites gratuits type youtube ou dailymotion, ainsi que sur des sites allemands où l’on a même droit à de la pub avant la pub! Très utile pour un commerce genevois! Monique comprend qu'ils ont abusé de sa méconnaissance du web:" Ils ont bien vu que je n’y connaissais rien, je leur ai dit franchement : moi je n’y connaît rien, je suis pas informatique du tout. Oui, ils ont en ont profité".
Pedro Lopez imprimeur [DR]
Et visiblement, les méthodes de démarchage d’Astramedia sont efficaces. Garagistes, chirurgiens esthétiques, crèches, éleveurs de porcs ou fleuristes: un nombre impressionnant d’entreprises romandes se sont laissé tenter. C’est aussi le cas de Pedro Lopez, imprimeur à Genève: "On m’a promis d’être référencé sur plusieurs sites, d’être référencé dans les premières places. Ils viennent avec leur petit ordinateur et ils vous montrent d’autres films, ce qu’ils ont fait, comme quoi ils apparaissent toujours en haut de page avec la vidéo à côté. Et je pensais que plutôt que du texte, avec les gens aujourd’hui qui n'ont pas le temps de lire, faire une vidéo pour montrer ce qu’on faisait."
L’imprimeur signe donc lui aussi un contrat sur 4 ans pour près de 16’000 CHF. Les mois passent. La vidéo n’est toujours pas tournée. Pedro Lopez reçoit pourtant plusieurs rapports d’Astramedia vantant sa présence sur le net ainsi que des injonctions de payer. Il est alors trop tard pour faire machine arrière: “J’ai voulu me rétracter, et vu que j’ai signé quelque chose, j’étais obligé. On m’a promis que ça allait arriver. Mais c'est vrai que j’ai eu des doutes à ce moment-là. »
9 mois plus tard, la vidéo est enfin tournée. Mais lorsqu’il s’agit de la trouver sur Internet, c’est une autre paire de manche. Le commerce de Pedro Lopez n'apparaît pas dans les premières pages de Google. Car contrairement à ce que laisse entendre Astramedia, il est impossible de garantir un référencement prioritaire sur ce moteur de recherche. Quant aux moteurs de recherche professionnels, il est aussi difficile d’y trouver notre imprimeur, malgré les mots-clés fournis à Astramedia.
Pedro Lopez admet qu'il a fait confiance à Astramedia et qu'il le regrette. Une confiance qui va tout de même lui coûter près de 16’000 frs. Cette somme correspond-elle aux tarifs pratiqués sur le marché ? Nous avons posé la question à Free studios, l’une des grandes entreprises de production audiovisuelles de Genève. Selon Pascal Girardin, co-directeur Freestudios, "un publireportage de ce type, soit d'une minute et 20 secondes: une équipe de tournage de deux personnes à 1500 frs la journée avec le matériel, 1500 également pour la post production, montage, titrage, environs 1500 frs pour le studio son, les droits musicaux, la voix OFF et le journaliste qui va devoir écrire cette voix OFF… Un peu de gestion, des déplacements, les frais annexes… On arrive à 5-6000 frs. »
Quant à la conversion des vidéos, leur hébergement et leur diffusion, là aussi, il s'agit d'opérations pas très coûteuses, comme l'explique François Grivel, Développeur multimédia Freestudios: " il s’agit juste de graver les médias sur un DVD et l’opération de conversion des médias c'est quelque chose de très simple qui met pas plus d’une heure. Ca ne devrait pas coûter plus de 200 frs en tous les cas. » Il faut ensuite mettre ses vidéos sur différentes plate-formes comme youtube ou daylimotion. Des opérations qui sont complètement gratuites et qui sont à la portée d’à peu près tout le monde !
Promesses irréalistes, tarifs deux à trois fois plus chers que les prix du marché: Astramedia n’hésite pas à tirer partie de la méconnaissance de ses clients concernant le monde virtuel. Les conséquences, elles, sont bien réelles. Monique ne cache pas son énervement: "Je suis dégoûtée parce que j’y ai crû. Et maintenant faut que je paye pendant quatre ans. Pour une petite entreprise comme nous, c’est quand-même très lourd. C'est pour ça que je fais cette émission, parce que je veux vraiment que les autres personnes ne se fassent pas avoir".
Les méthodes d’Astramedia avaient déjà été dénoncées en Suisse alémanique par nos collègues de l’émission Kassensturz. Aujourd’hui, Astramedia n’a pas répondu à nos questions précises, et se contente de faire savoir qu’une enquête de satisfaction a montré que ses clients sont en grande majorité satisfaits. Pas tous, si l'on en juge par les courriers de téléspectateurs…
L'intégrale de l'émission
Les séquences de l'émission
-
Seins-esthétiques
-
Des techniques et des risques
-
Les risques de la chirurgie esthétique: entretien avec le Dr François Perrogon
-
Augmentation mammaire: le test
-
Réaction du Dr. Kai-Uwe Schlaudraff, Chirurgie Plastique, Reconstructive et Esthétique FMH
-
Le bistouri remplace le psy ?
-
Notre rubrique: une publicité sur le web peut coûter trop cher
- Dernières émissions
-
Les experts de demain sont déjà là!
Emission du mardi 08 mai 2012 Qui sont les gagnants du grand concours "Les experts de demain", lancé par la Fédération romande des consommateurs l’automne dernier? 150 classes d’élèves romands y ont participé! Elles ont imaginé un test de A à Z, sur des objets ou des services aussi hétéroclites que les chewing-gums, les opérateurs téléphoniques, les toilettes publiques, les ananas ou l’efficacité énergétique des matériaux isolants! -
Courir : quel pied!
Emission du mardi 01 mai 2012 Le printemps marque le retour en grâce des courses populaires. Si les beaux jours vous donnent des envies de courir, ABE se propose de vous guider dans vos premiers pas, du magasin à l'entraînement, histoire d'éviter des erreurs douloureuses. Douze paires de chaussures de running de 9 marques différentes ont été mises à rude épreuve. -
Fraise espagnole : la pas belle de Cadix…
Emission du mardi 24 avril 2012 Des fruits cultivés sous des millions de serres en plastique, récoltés par une main-d’œuvre sous-payée puis transportés par camion sur 2000 kilomètres ! La fraise hors saison est une aberration écologique et un désastre social. -
Jus d'orange et pesticides: des agrumes trop bien traités!
Emission du mardi 17 avril 2012 Le jus d'orange se vend sous de nombreuses appellations: pur jus, jus de fruit, concentré, nectars et autres frais pressés. Mais d'où vient-il? Comment le fabrique-t-on? Et prend-on autant de pesticides que de vitamines en le buvant? -
Où vieillir demain? Un vrai choix d'aujourd'hui!
Emission du mardi 03 avril 2012 Nous vivons plus longtemps et en meilleure santé. Où passer ses vieux jours et à quels coûts? Il existe des solutions intermédiaires aux Établissements Médicaux-Sociaux, qui s’adaptent aux besoins et finances de chacun. -
Poubelles: le grand déballage!
Emission du mardi 27 mars 2012 Nous sommes tous producteurs de déchets qui, pour une grande part, peuvent être recyclés ou valorisés. Dans ce domaine-là, la Suisse n’est pas en reste et la taxe au sac poubelle y est sans doute pour quelque chose, même si elle reste controversée. Cantonnée au départ surtout en Suisse alémanique ou dans des régions proches de la frontière des langues, elle se répand maintenant en Suisse romande. ABE a enquêté sur cette taxe, sur ses conséquences et ses particularités communales. -
De la poule heureuse à l'oeuf parfait
Emission du mardi 20 mars 2012 Depuis plus de vingt ans, la Suisse refuse d’élever en batterie ses poules pondeuses par souci de respect des animaux. L’Europe, elle, est à la traîne. Depuis le début de l’année 2012, les Etats membres sont censés proposer une alternative à leurs poules détenues en cages. Mais, face à un coût de production plus élevé, les aviculteurs traînent des pieds. -
Démarchage téléphonique: trop c’est trop!
Emission du mardi 13 mars 2012 Le consommateur suisse est mal protégé contre le démarchage téléphonique. Une technique commerciale qui a le don d’agacer le plus grand nombre. Et certains abus ont poussé des politiciens à réagir. Allons-nous vers une interdiction du démarchage téléphonique ?