Emission du 26 octobre 2010

Téléphonie mobile : un réseau cher et plein de trous !

Les 3 opérateurs suisses clament dans leur pub: réseau excellent, couverture optimale, aucun problème pour téléphoner, surfer sur Internet à pied, en train ou en voiture! Une étude sérieuse menée par un laboratoire allemand sur les réseaux suisses et européens démontre que notre pays arrive avant-dernier, de quoi faire râler le consommateur!

Un réseau couvert de trous !

Votre abonnement auprès d’un des trois opérateurs suisses de téléphonie mobile devrait vous permettre de téléphoner et de surfer à peu près partout. Pourtant, le réseau est loin de couvrir le territoire national et même sur de grands axes routiers et dans certaines villes, il existe des points noirs. Les clients en ont-ils pour leur argent ?

Où est mon réseau [DR] Où est mon réseau [DR] Vous pensiez qu’un téléphone, c’est fait pour téléphoner ? Détrompez-vous ! A l’ère de l’iPhone et autres smartphones triomphants, notre bon vieux Natel s’est métamorphosé. Aujourd’hui, avec un téléphone mobile, on peut recevoir des mails, télécharger des fichiers et regarder ses vidéos préférées sur internet. Une foule de nouveaux services que la publicité des opérateurs nous vante à longueur d’année.

Internet partout, nous dit la pub. Qu’en est-il dans la réalité ? Sur un toit de Fribourg, nous avons réuni une petite dizaine d’internautes, fervents utilisateurs de smartphones, au pied d’une antenne de téléphonie mobile. Et nous leur avons demandé de visionner, tous en même temps, une vidéo sur internet.

Vincent Bifrare, blogueur « iphonemag.ch » relève le problème de la saturation des réseaux : « Ca ne marche pas, ou très mal. Ou la qualité est médiocre. Comme ce qui se passe dans les trains ou les concerts, il y a une forte concentration de personnes et ça sature les antennes simplement. Avec l’iPhone, ça a démocratisé le surf sur Internet. Tout le monde veut surfer sur Internet, relever ses mails, regarder le dernier téléjournal, et à cause de ça, on peut plus… Simplement.» 

Le problème, c’est que suivant le lieu et l’opérateur, la qualité du réseau peut varier du tout au tout. A certains endroits, vous n’avez que du GSM. C’est le réseau 2G, de deuxième génération. Le GSM, c’est bon pour téléphoner, mais horriblement lent pour l’Internet. Autre réseau 2G, le Edge. Plus efficace pour surfer, mais disponible seulement chez Swisscom et Sunrise, pas chez Orange. Ces dernières années, les opérateurs ont lancé des réseaux 3G, la 3 génération : c’est L’UMTS, qui permet de surfer confortablement, et le dernier arrivé, le HSDPA, encore plus puissant.

Bartolomeo Profico vit à Sierre, il est client chez Orange. Ce jeune informaticien est un grand utilisateur de l’internet mobile.

Bartolomeo recherche à longueur de journée des adresses et des itinéraires pour se rendre rapidement chez ses clients. Et c’est là que ses ennuis commencent… Relié à un réseau 2G, Bartolomeo Profico peine à ouvrir une carte sur son smartphone. Plus loin sur son trajet, on remarque que son téléphone mobile ne capte plus de réseau.

Comment expliquer ces points noirs du réseau Orange dans la région sierroise ? La porte-parole de l’entreprise, Marie-Claude Debons [Orange], est venue s’en expliquer sur place : « C’est une zone un peu montagneuse. On se trouve dans un site protégé, donc évidemment c’est une zone plus difficile à couvrir. Mais c’est une zone qui est malgré tout couverte. Et vous savez, le réseau c’est pas quelque hose  de terminé, c’est pas quelque chose de fixe comme une maison. Le réseau c’est en perpétuel développement, ça s’adapte aux technologies nouvelles, donc le réseau ça bouge, ça vit, ça avance, c’est développé continuellement. »

Bartolomeo Profico est chez Orange depuis trois ans et garde son abonnement car il a « trois numéros favoris sur lesquels [il] peut appeler gratuitement ». Il n’est toutefois pas satisfait du réseau. Mais la situation pourrait s’améliorer. Marie-Claude Debons, porte-parole Orange, rappelle que l’opérateur va « investir plus de 700 millions dans le développement futur de leur réseau et dans les nouvelles technologies. Et cette région de Sierre, du Valais, va profiter de toutes les mesures annoncées récemment de développement de notre réseau. »

Même au cœur d’une ville, les réseaux connaissent parfois de surprenants accès de faiblesse. Au centre de Lausanne, un quartier très peuplé, 200 mètres sous la Gare. Une petite rue près du Parc de Milan, c’est là qu’habite Daniel Wyss.

Daniel Wyss est cinéaste, il n’est pas souvent à la maison. Comme de plus en plus de personnes, il a renoncé au téléphone fixe et ne communique qu’avec son portable…

Pour capter quelques bribes de réseau, Daniel en est réduit à déambuler  continuellement dans son appartement, un vrai calvaire.

Daniel Wyss doit bien choisir son emplacement lorsqu’il souhaite communiquer avec son mobile : « Si je suis dans la rue et que l’on me téléphone, je reste dans la rue et je termine mon téléphone dehors. Donc il m’arrive de rester un quart d’heure dehors pour que mon téléphone se finisse. Mais si je rentre dans l’immeuble, le téléphone se coupe immédiatement. » « J’ai l’abonnement le plus cher chez Swisscom. Je paie un forfait de 170 frs par mois. Voilà, le téléphone me sert tout le temps pour mon travail. Donc j’en ai besoin. Mais c’est vrai qu’ici le réseau ne passe pas tellement. »

Pas ou peu de réseau [DR] Pas ou peu de réseau [DR] Pour en avoir le cœur net, nous avons fait appel à Emmanuel De Raemy. Monsieur De Raemy est ingénieur, spécialiste des ondes, il travaille pour le laboratoire fribourgeois Montena EMC. Grâce à ses instruments de mesure, nous allons passer l’appartement de Daniel au peigne fin pour repérer le réseau disponible. Et on commence par la cuisine. Les fenêtres à isolation thermique réduisent considérablement le réseau.

Daniel Wyss admet que ces problèmes existent depuis deux ans et que ses voisins, qui ont des abonnements chez d’autres opérateurs rencontrent les mêmes difficultés.

Et après deux ans,  Daniel a appris à devenir un brin fataliste : « Est-ce que ce serait plus sein de vivre dans un appartement où il n’y a pas trop d’ondes ? » Emmanuel De Raemy reconnaît que sa mission du jour est peu commune. Il est en général appelé par des personnes qui souhaitent vérifier que leur habitat n’est pas trop soumis aux ondes.

Peu ou pas de réseau mobile dans l’appartement, une situation qui n’a rien d’exceptionnelle. Que peut faire l’opérateur ? La réponse de Swisscom par Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom : « La seule solution, je dirais qui serait techniquement possible, ce serait de poser un répéteur dans l’appartement, sur le même principe que dans les trains. » Une telle installation n’est toutefois pas gratuite. Il faut compter entre trois et huit cents frs selon la configuration de l’appartement.

Pas simple, donc, d’apporter du réseau à l’intérieur d’un immeuble. Mais à l’extérieur, ce n’est pas évident non plus ! Car 20 ans après les débuts de la téléphonie mobile, la Suisse est littéralement criblée d’antennes.

Les antennes relais de Suisse [DR] Les antennes relais de Suisse [DR] Tous opérateurs et types de réseaux confondus, le pays compte aujourd’hui près de 20'000 antennes sur plus de 14 000 sites différents. Et dans une ville comme Lausanne, chaque rue, chaque portion de rue ou presque, a son lot d’antennes, et elles ne sont pas toujours faciles à repérer ! Emmanuel De Raemy nous en fait découvrir deux à un carrefour lausannois. Deux petits boîtiers gris, de 10 centimètres de côté, permettent de couvrir une zone de quelques centaines de mètre.

Après la route, le rail. Surfer dans un wagon, ce n’est pas forcément une partie de plaisir. Tous les usagers réguliers du train vous le diront. Philippe Nantermod, le jeune et bouillant politicien valaisan, est l’un d’eux. Nous l’avons accompagné sur l’un de ses trajets quasi quotidiens, entre Sion et Lausanne. Philippe Nantermod est client chez Sunrise. Il utilise l’ordinateur pour surfer sur Internet. Politicien hyperactif, mordu de nouvelles technologies. C’est un internaute exigeant. « Si vous êtes dans le train aujourd’hui et que vous voulez être un petit peu productif, vous avez pas d’autre solution que d’avoir une connexion internet. Et ça, c’est pas propre à mes activités politiques ou informatiques, c’est le propre simplement de travailler au 21e siècle. »

Le ras le bol de Philippe Nantermod [DR] Le ras le bol de Philippe Nantermod [DR] Et Philippe Nantermod relève que le réseau n’est pas disponible sur tous ses trajets : « Par exemple, quand je vais à Aigle, entre Bex et Aigle, ça coupe. Sur tout le Lavaux, ça coupe. Alors que selon ce qu’ils annoncent, ça ne devrait pas le faire. Là, je dois très souvent envoyer ou recevoir des données. Parfois il y a des fichiers un peu plus gros et ça m’est arrivé entre Lausanne, ou entre Aigle et Sion, ça dépend d’où je pars, de faire à peu près tout le trajet pour envoyer un seul fichier, alors qu’il me faudrait sur un poste fixe quelques secondes pour faire la même chose.

Face aux critiques du jeune avocat stagiaire, la parole est à la défense. Chez Sunrise on joue la surprise. Selon Roger Schaller, porte-parole de Sunrise : « C’est étonnant, parce qu’on n’a pas de connaissance de problèmes majeurs sur ce tronçon. On a la couverture UMTS à Bex, Aigle et Monthey. C’est clair que parfois on a des petits problèmes ; si on passe de UMTS en GSM. Mais on a quand même un grand débit. »

Du grand débit ? Philippe Nantermod est tout sauf convaincu. Après avoir ouvert le site Internet de Sunrise, il va tenter d’accéder à leur carte du réseau.

« C’est assez typique. On est censé avoir du réseau ici, et si j’ouvre un site, c’est hyper lent. » Une fois la carte du réseau Sunrise ouverte, le tronçon est bien couvert selon l’opérateur, ce qui surprend Philippe Nantermod : « Vous voyez, la carte se charge petit à petit. On voit bien que sur tout le tronçon qui va de Sion à Martigny, c’est censé y avoir une connexion 3G à haute vitesse. En réalité, on a des coupures complètes à certains endroits où on a plus de connexion. Et c’est pas seulement dans un tunnel. C’est sur cinq à dix minutes de parcours, tout à coup, on a plus de connexion. »

Une information pertinante [DR] Une information pertinante [DR] Roger Schaller, porte-parole de Sunrise explique cette situation : «  Ces cartes de couverture représentent la couverture extérieure. Dès que l’on est dans un train, il y a une forte atténuation du signal. A noter aussi que c’est un modèle qui calcule cette couverture à l’extérieur. Et les prédictions et la réalité peuvent différer. »

Le surf ferroviaire à grande vitesse, un sacré  défi technologique. Pour poser leurs  antennes, les opérateurs ont tout intérêt à se regrouper. Il en faut souvent plus d’une au kilomètre ! Et suivant les lieux, ce n’est pas simple !

Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom, remarque que : « Tout le terrain [Lavaux] est en pente. C’est donc difficile de couvrir une partie seulement de ce terrain là. D’autre part, on se trouve ici dans un site protégé de l’UNESCO, donc on ne peut pas faire n’importe quoi non plus. Et pour construire une antenne, avec les oppositions aujourd’hui, il faut compter environ cinq ans entre le moment où l’on pose un dossier et le moment où l’antenne est effectivement en service. Donc, on voit que cela peut être très long. »

Poser des antennes est une chose, amener le réseau jusqu’au fauteuil du voyageur en est une autre. Nous sommes aux ateliers des CFF, à Yverdon. Ce jour-là, un respectable convoi de 200 mètres passait la grande visite. Mais pourquoi est-il si difficile d’amener de l’Internet  dans un train comme celui-ci ?

Jean Louis Scherz, porte parole des CFF [DR] Jean Louis Scherz, porte parole des CFF [DR] Jean-Louis Scherz, porte-parole des CFF, nous explique que « le train a ceci de particulier que c’est une grande masse métallique. Donc il constitue ce que l’on appelle en physique une cage de Faraday, une sorte de confinement métallique qui empêche le signal de passer. Et en cela, encore une difficulté supplémentaire, c’est que les vitres des trains ont un traitement spécial anti- ultra violet et aussi au point de vue thermique. »

Au passage du train, le réseau diffusé par les antennes le long des voies des est d’abord capté par une minuscule antenne, qui est juchée sur le toit du wagon. Puis le réseau passe à l’intérieur du train grâce à cet appareil,  un répéteur. Depuis quelques mois, on commence à remplacer les vieux répéteurs GSM par des modèles UMTS dernier cri. Le problème, c’est qu’il y a 1200 wagons à équiper.

Jean-Louis Scherz, porte-parole des CFF admet que « la priorité est sur le trafic grandes lignes. Ensuite, il reste encore le trafic régional. Le trafic régional est en général moins touché car en général il y a moins de demande au même moment pour le signal. L’équipement des 1200 voitures prendra jusqu’à environ 2014. »

Aujourd’hui, les opérateurs rivalisent de publicités pour encourager le consommateur à passer au smartphone. Plus d’un million ont été vendus. Un quart des Suisses surfe déjà régulièrement sur les réseaux mobiles. Et le volume de données transportées double tous les 7 mois. Les réseaux arriveront-ils à suivre ? Telle est la grande question.

Orange avait répondu en promettant de  d’améliorer son réseau en juin dernier : un  investissement de 700 millions sur 5 ans.

Swisscom teste son réseau téléphonique de quatrième génération, une technologie baptisée LTE, Long terme Evolution.

Sunrise a l’intention de s’y mettre aussi et d’investir. Il faudra voir si son probable rachat par un fond d’investissement britannique change la donne ou pas.

En attendant, la situation, aujourd’hui, montre que le réseau de téléphonie mobile est passablement troué !

Téléphonie mobile : le test

Téléphonie mobile : le test 

Ils ont parcouru 1300 kilomètres train à travers toute la Suisse, et toujours munis de leurs étranges instruments de mesure. Ils ont enchaîné les gares et les grandes lignes ferroviaires.

Un réseau troué [DR] Un réseau troué [DR] Ils ont aussi roulé 1100 kms sur nos routes, dans des véhicules eux aussi truffés d’instruments. A l’arrivée, donc, un voyage de 2400 kms sur  route et sur rail pour un objectif : mesurer la couverture et la qualité des réseaux téléphonie mobile des 3 opérateurs suisses, puis les comparer avec ceux de quelques autres pays européens.

Une vaste étude menée en juillet dernier par le très sérieux laboratoire allemand Muller BBM près de Munich. Pour la Suisse romande, l’émission A Bon Entendeur et la FRC sont à l’origine du projet. Huma Khamis est la Madame test de la Fédération romande des consommateurs : «  On s’est décidé que c’était un bon moyen de comparer la qualité du réseau vocal et données dans d’autres pays et en Suisse. C’est vrai que l’on a toujours entendu dire qu’en Suisse on paie plus cher mais on a une meilleure qualité. »

Et aujourd’hui, les utilisateurs de téléphones mobiles se plaignent. Huma Khamis admet que la téléphonie « est le motif principal d’appel à notre permanence conseil ; donc la téléphonie dans son ensemble : c’est-à-dire les problèmes de prix, les problèmes de réseau, c’est vraiment un sujet de préoccupation des consommateurs. »

Les chercheurs ont mesuré la couverture réelle des réseaux suisses sur les grands axes de circulation. Ils ont repéré les zones où il n’y a que du GSM, celles où on peut compter sur du réseau Edge ou encore mieux sur de l’UMTS. Leurs ordinateurs ont mesuré les vitesses de connexion à Internet, le temps nécessaire pour ouvrir une page web ou pour télécharger un fichier. 

Voici d’abord les résultats constatés tout au long de leur périple routier à travers la Suisse.    

Swisscom route [DR] Swisscom route [DR] En tête, le réseau Swisscom.
Les points verts, ce sont les zones où le réseau est excellent, pour le téléphone et pour internet, qu’on soit à l’extérieur ou à l’intérieur d’un véhicule.
En jaune, le réseau est de bonne qualité pour la voix et l’Internet, mais seulement à l’extérieur.
Les points oranges, ce sont les zones où l’accès Internet est difficile même à l’extérieur, mais ou on peut encore téléphoner sans problème.
Couverture du réseau de téléphonie mobile Swisscom sur axes routiers testés.pdf

Sunrise route [DR] Sunrise route [DR] A la 2 place, le réseau Sunrise. Il y a moins de zones où le réseau est excellent, et plus où il est bon où suffisant.
Couverture du réseau de téléphonie mobile Sunrise sur axes routiers testés.pdf

Orange route [DR] Orange route [DR] 3 et bon dernier, le réseau Orange. On y trouve de nombreux points rouges…des zones où l’accès internet est très difficile, et où même le téléphone peut couper…
Couverture du réseau de téléphonie mobile Orange sur axes routiers testés.pdf

Swisscom, premier de classe, peut donc être satisfait. Chez Sunrise et Orange, les 2 et 3du test, chacun a sa petite explication.

Roger Schaller, porte-parole de Sunrise : «  Nous, on a obtenu la licence en 1998. A ce moment-là, Swisscom avait déjà un million de clients. Alors c’est un retard qui est difficile à rattraper. »

Marie-Claude Debons, porte-parole Orange : « Les tests, il en existe des vraiment différents : il y en a des automatisés, il y a des tests de questionnaires de clients et le test effectué par le Magazine Bilan, c’est un test qui est effectué toutes les années. Cette année nous avons une très bonne note pour ce qui est de notre réseau ».

Pour le train, les résultats relevés par les chercheurs allemands sont logiquement moins bons que sur la route, vu  la difficulté de réception dans les wagons.

Swisscom train [DR] Swisscom train [DR] Là encore, le réseau Swisscom est celui qui s’en sort le mieux. On notera les nombreux points noirs. Ceux où la qualité du téléphone et de l’Internet sont franchement mauvaises, et la réception pratiquement inexistante.
 Couverture du réseau de téléphonie mobile Swisscom le long des voies ferrées testées.pdf
 

Sunrise train [DR] Sunrise train [DR] En 2 position, le réseau Sunrise.
Couverture du réseau de téléphonie mobile Sunrise le long des voies ferrées testées.pdf

Orange train [DR] Orange train [DR] 3 et fermant à nouveau la marche, le réseau Orange. A noter que pour les trois opérateurs, la qualité de leur réseau diminue à mesure qu’on s’éloigne des gares et des centre-villes.  
Couverture du réseau de téléphonie mobile Orange le long des voies ferrées testées.pdf

Dernier point étudié, et ce n’est pas le moins étonnant : la comparaison internationale.

L’Italie, le Portugal et la Belgique. Surprise, la Suisse se classe à l’avant-dernière place, juste devant la Belgique, lanterne rouge. Autre surprise, le vainqueur est le Portugal. Voici les cartes des 2 opérateurs portugais. Il y a beaucoup plus de points verts que sur les réseaux suisses. 

Sur les 17 réseaux mobiles européens étudiés, le premier suisse, Swisscom, n’arrive qu’en 9position. Pas très glorieux !

Selon Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom, les comparaisons sont trompeuses : « il faut comparer ce qui est comparable. Si vous comparez la Suisse avec le reste de l’Europe, on joue pas avec les mêmes règles du jeu. Nous avons par exemple, en Suisse, des normes en matière de rayonnements qui sont dix fois plus sévères que nos voisins français, par exemple, ou nos amis portugais. » Sur la question des prix, Christian Neuhaus juge également ces comparaisons inadéquates : « Les abonnés d’ici ont des salaires tout différents des salaires portugais. Si on compare ça, je pense qu’ils préfèrent gagner l’argent que l’on gagne ici plutôt que de gagner celui que l’on gagne au Portugal. On ne joue pas du tout avec les mêmes règles du jeu. »

Finalement, qu’est ce que le consommateur romand peut retenir de cette vaste étude ?

Pour téléphoner à la campagne [DR] Pour téléphoner à la campagne [DR] Si vous ne faites que téléphoner, que vous vous déplaciez en ville ou à la campagne, pas de problème : les trois opérateurs ont une qualité qu'on peut définir comme bonne, vous pouvez choisir l'opérateur que vous voulez.

Pour téléphoner en train [DR] Pour téléphoner en train [DR] Si vous téléphonez dans le train, le réseau de Swisscom reste de bonne qualité. Ceux de Sunrise et d’Orange ne sont que satisfaisants.

On passe à l'internet :

Pour surfer en ville [DR] Pour surfer en ville [DR] Vous voulez envoyer des mails, visionner des vidéos et surfer sur Internet dans les rues d’une ville ? Là encore, pas de problème, les trois opérateurs ont un bon réseau : choisissez tranquillement le moins cher !

Pour surfer à la campagne [DR] Pour surfer à la campagne [DR] Par contre, pour surfer en déplacement à la campagne, c'est déjà plus délicat : Swisscom affiche un réseau qui oscille entre bon et satisfaisant, Sunrise n’est que satisfaisant, et Orange carrément faible.

Enfin, pour surfer dans le train, c'est franchement problématique :

Pour surfer dans un train [DR] Pour surfer dans un train [DR] le réseau Swisscom  est faible, celui de Sunrise balance entre faible et insuffisant, et celui d’Orange est franchement insuffisant.

Le réseau de téléphonie mobile : mauvais élève européen – Entretien avec Didier Divorne, responsable du site allo.ch

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La moitié des médicaments que nous achetons sont vendus sans ordonnance. C’est ce qu’on appelle l’automédication. Encouragée par la publicité et les coûts croissants de la santé, elle n’est pourtant pas sans risques. Effets secondaires, accoutumance aux sprays… ABE vous mettra en garde mardi prochain.

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