Les secours au camp de base : en savoir plus
36,9° vous propose une sélection de ressources complémentaires pour aller plus loin sur le sujet
Emission du 11 juillet 2007
Passer du niveau de la mer à 4200 mètres d'altitude
pose des problèmes physiologiques à l'organisme. Sans période
d'acclimatation, les dangers sont réels. [DR]
Partir
simplement se reposer sous les Tropiques n'est plus tendance. De
plus en plus de gens veulent profiter de leurs congés pour vivre
des aventures hors du commun. Les agences de voyages multiplient
les propositions pour attirer les touristes avides de nouvelles
sensations. Ceux qui rêvent d'exploits en très haute altitude sont
prêts à débourser des sommes importantes pour se payer des guides,
des cuisiniers et des chevaux afin de porter leurs bagages.
Si l'Everest n'attirait il y a quelques années que des alpinistes
chevronnés qui partaient sur les traces d'Hilary et Tensing,
aujourd'hui des milliers de sportifs du dimanche débarquent ainsi
du jour au lendemain héliportés de Katmandou sur l'un des camps de
bases de l'Everest.
Or, passer du niveau de la mer à 4200 mètres d'altitude pose des
problèmes physiologiques à l'organisme. Sans période
d'acclimatation, les dangers sont réels. Et ceux qui partent tout
de suite à l'assaut des sommets mettent leur vie en danger.
Des médecins installent chaque année un hôpital sous
tente à 4200 mètres d'altitude. [DR]
Chaque année,
une équipe de médecins américains installe un hôpital sous tente au
camp de base de l'Everest à 4200 mètres . Ils sont secondés par une
autre équipe britannique qui officie dans des locaux à Pheriche, un
petit village situé 1000 mètres plus bas.
Ces 2 équipes vont, pendant les 3 mois que dure la saison de
grimpe, travailler 24 heures sur 24 pour organiser les secours
d'alpinistes en difficultés, mais aussi pour soigner les touristes
qui se sont fait piéger par le mal des montagnes.
En altitude, le simple fait d'ôter ses gants peut
provoquer de graves gelures. [DR]
La raréfaction de
l'air en altitude fait que le sang n'a plus assez d'oxygène pour
faire travailler les muscles et pour assurer les fonctions vitales.
Il est impératif de laisser du temps au corps pour qu'il fabrique
de nouveaux globules rouges afin que le transport d'oxygène soit
assuré. Pour cela il y a lieu de s'acclimater, en restant
tranquille deux ou trois jours à une altitude de 3500 mètres, pour
ensuite commencer doucement à monter puis à redescendre. Au bout
d'un certain temps, l'organisme est prêt à monter à des altitudes
de 5000 ou 6000 mètres. Si l'on brusque les étapes, ce qui est
souvent le cas chez des personnes non expérimentées, le mal des
montagnes guette et il peut être rapidement fatal.
Le premier signe, c'est le simple mal de tête. Mais des oedèmes
cérébraux ou pulmonaires peuvent également se produire, dûs
notamment à la rétention d'eau. Si la victime ne redescend pas
immédiatement et ne prend pas certains médicaments spécifiques,
l'issue peut être fatale.
D'autres dangers menacent lorsque l'on monte au dessus de 4000
mètres : ce sont les gelures qui peuvent se produire en quelques
minutes. Au sommet de l'Everest, la température descend parfois à
moins 60 degrés. Le simple fait d'ôter ses gants peut provoquer des
gelures graves.
- Respecter la procédure d'acclimatation
- Boire beaucoup
- Marcher lentement
- Prendre des antalgiques type paracétamol ou aspirine les
premiers jours, contre le mal de tête
- Eviter les somnifères en altitude (à cause du manque d'oxygène
et des risques d'apnée) et faire attention aux anti-inflammatoires,
qui peuvent favoriser une rétention d'eau.