Emission du 30 novembre 2011

Sport défonce, coeurs défoncés

Le message a été martelé: faire du sport est bon pour la tête et pour le cœur. Mais si la sédentarité nuit à notre santé, le sport pratiqué avec excès peut aussi générer des problèmes cardiaques et psychiques graves. Il est ainsi avéré qu’une pratique intensive du sport peut avoir les mêmes effets qu’une drogue dure, d’où une addiction qui relève d’une pathologie appelée "bigorexie".

La dépendance au sport représente un terrain d’investigation nouveau pour le corps médical. On constate de plus en plus qu’une pratique sportive intensive peut avoir les mêmes effets qu’une drogue dure.

L'addiction au sport [RTS] L'addiction au sport [RTS] Ce trouble psychiatrique, qui peut affecter les sportifs d’élite comme les dilettantes, passe souvent longtemps inaperçu, tant notre société valorise les exploits sportifs. Pourtant, on  estime aujourd’hui que 10 à 15 % des sportifs souffrent de cette maladie qui peut faire des ravages et perturber gravement l’entourage.
Par ailleurs, des études faites en France ont montré que d’anciens champions présentaient un risque important de tomber dans les toxicomanies une fois qu’ils arrêtaient la compétition et les entraînement soutenus, particulièrement les sportifs qui s’étaient dopés.

Un reportage de Françoise Ducret et Ventura Samarra

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