Emission du 19 octobre 2011

Anévrisme: histoire d'une rupture

C'est une maladie silencieuse mais elle peut avoir des conséquences dramatiques: l'anévrisme qu'il soit cérébral, abdominal ou qu'il touche les artères des jambes peut passer totalement inaperçu des années durant, mais sa rupture conduit souvent à la mort.

Avant 80 ans, on estime que 5 à 8  pour cent de la population sera porteuse d’un anévrisme. Cette maladie des vaisseaux et des artères peut avoir des composantes génétiques, mais elle est très souvent associée à des pathologies cardio-vasculaires, comme l’hypertension, le cholestérol, le tabagisme et la sédentarité.

La chirurgie par voie ouverte comporte de nombreux risques. [RTS] La chirurgie par voie ouverte comporte de nombreux risques. [RTS] Contrairement à ce que l’on peut croire, l’anévrisme ne se développe pas que dans la tête mais peut affecter tous les vaisseaux et artères du corps humain.  Dès que la dilatation double le diamètre du vaisseau, on parle d’anévrisme.  L’affaiblissement d’une paroi vers l’extérieur forme une sorte de ballon où des caillots de sang vont progressivement s’accumuler.
L'aorte risque de sauter lorsque son diamètre dépasse 5 cm. Plus elle grossit,  plus une intervention chirurgicale devient nécessaire. L’opération peut se faire par voie ouverte ou par endoscopie. Certains anévrismes peuvent atteindre 10 cm et nécessitent une chirurgie très invasive. Rencontres avec des patients qui ont eu la chance d’être opéré à temps et qui, pour certains, ont pu bénéficier d’un tout nouveau type d’intervention.

Un reportage de Françoise Ducret et Ventura Samarra

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