Emission du 01 juin 2011

Médor, Pompon et Moustache, thérapeutes à domicile

L’animal de compagnie avec lequel s’établit un lien affectif contribue au bien-être de son maître. Rempart contre la solitude ou le stress, il favorise aussi l’activité physique et l’intégration sociale. Dans certains EMS, la présence d’animaux de compagnie procure de belles émotions aux résidents et vaut presque à Médor ou à Moustache d’avoir le statut d’auxiliaire de soins!

Longtemps, les animaux décédés étaient incinérés parmi d’autres déchets carnés. Une fin devenue intolérable pour de nombreux propriétaires. C’est ce qui a poussé la société vaudoise de protection des animaux à ouvrir un crématorium spécialisé à Lausanne. Un signe d’une évolution dans la relation à l’animal. Chiens, chats, lapins, cochons d’inde, perruches: il reçoit plusieurs dizaines de dépouilles par semaine. Chacune est identifiée par une médaille, ainsi les propriétaires ont bien la garantie de récupérer les cendres de leur compagnon. Une volonté exprimée dans plus de trois quarts des cas.

Dans les années 60, des psychothérapeutes américains se sont rendus compte que la présence d’un chien dans leur cabinet rendait les patients nettement plus réceptifs. D’où l’idée que l’animal pouvait avoir un rôle thérapeutique.

Patrick et son labrador [DR] Patrick et son labrador [DR] Patrick souffre de discopathie dégénérative. Une maladie qui détruit progressivement ses disques vertébraux. Même si ses jambes fonctionnent, la douleur lui interdit de faire plus de quelques pas. Il y a deux ans, quand on lui a proposé un chien pour l’aider, il n’imaginait pas tout ce que cela allait changer dans sa vie. Un labrador capable de répondre à plus de 50 ordres différents. Que ce soit pour ramasser des objets au sol sans les écraser ou ouvrir des portes, assister une personne handicapée dans ses gestes quotidiens est un vrai métier.

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