Luminothérapie: en savoir plus
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Emission du 12 novembre 2008
Sous l'influence de la lumière, le noyau
suprachiasmatique active ou inhibe toute une série de gènes, ainsi
que la production d'hormones [DR]
Comme il est
impossible de déposer un brevet sur la lumière, aucune industrie ne
s'y intéresse et la recherche sur la luminothérapie ne se fait que
grâce à des fonds publics.
Pour soigner les dépression hivernales au moyen d'une lampe, il
faut que les doses et les heures de la journée soient déterminées
par un médecin. On ne peut pas le faire au hasard. De plus, si
c'est un médecin qui prescrit ce type de thérapie, la lampe est
remboursée par l'assurance maladie. De plus, à l'heure ou
l'efficacité des anti-dépresseurs est discuté, c'est une
alternative intéressante au médicament.
Comment ça marche?
Notre horloge interne est approximative, elle a besoin chaque jour
de senseurs lumineux pour se réajuster. Ce réajustement se produit
dans une petite zone du cerveau situé à la racine du nez, à
l'endroit ou les nerfs optiques se croisent. C'est le noyau
suprachiasmatique. Il active ou inhibe toute une série de gènes,
ainsi que la production d'hormones. C'est sur ce système complexe
de régulation et sur ses applications que les recherches continuent
dans les Universités de Genève, de Fribourg et de Bâle avec l'aide
du Fonds national Suisse pour la recherche scientifique.