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Science et Environnement


Animaux et Plantes

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Dominique Auderset Joye

Docteur

Faculté des Sciences

Université de Genève

- Est-il bio de mélanger le charbon restant d'un BBQ à la terre où l'on fait pousser des légumes?

Vos saucisses ou autres grillades perdent de leurs graisses à la cuisson. Ces graisses tombent sur les braises qui, en brûlant, produisent des émissions d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) tels que le benzopyrène. Le benzopyrène est fortement cancérigène et se dépose sur vos aliments léchés par les flammes et la fumée; ce n'est donc pas un mode de cuisson très sain! Les restes charbon et de cendres de BBQ contiennent diverses substances plus ou moins dégradées lors de la combustion. Les produits toxiques issus d'une combustion incomplète peuvent avoir des effets néfastes sur la faune du sol (invertébrés, etc.), mais certaines espèces de bactéries et de champignons, notamment, sont capables de dégrader ces substances. En ce qui concerne l'absorption de ces substances par les plantes, d’une manière générale, les mécanismes mis en jeu dans les interactions plante / microorganismes / polluant sont encore mal connus et la gestion de la mise en oeuvre de techniques de phytoremédiation (fertilisation, arrosage, choix des plantes, etc.) n’est pas encore maîtrisée

(consulter Centre national de recherches sur les sites et sols pollués (2004) www.sites-pollues.developpement-durable.gouv.fr/.../CNRSSP-SYNTHESE_HAP.pdf)

Du point de vue des jardiniers, l'utilisation de cendres de bois semblent avoir de nombreux d'adeptes. Les cendres contiennent des sels minéraux (calcium, phosphore, magnésium, potassium, .etc..) qui favorisent la croissance des plantes. Une enceinte de cendres devrait dissuader escargots et limaces de faire un festin de vos salades. A utiliser en tous les cas avec parcimonie. Comme souvent, la réponse à la question semble être: tout est une question de dosage!

- Est-il néfaste d'avoir établi des jardins familiaux près des rails CFF (moins de 30 mètres)?

Les CFF doivent contrôler l'évolution des plantes en dessous et à proximité des voies. Ils disent combiner différentes méthodes et renoncer, dans la mesure du possible, à l'usage d'herbicides pour gérer la végétation. Les plantes indésirables sont arrachées ou coupées par le personnel chargé de l'entretien. Jusqu'à présent, cette méthode a permis de réduire de 75% la quantité d'herbicides utilisée. Depuis les années 1990, seule l'utilisation d'un herbicide foliaire précis est autorisée.

Il n'y a pas vraiment de recommandations claires concernant les distances à respecter par rapport à une source de pollution; cela dépend de la configuration du terrain entre autres paramètres.

En France, le Comité d'orientation pour des pratiques agricoles respectueuses de l'environnement (COPREN) a créé un groupe de travail sur les zones tampon. Le COPREN est d'avis qu'une zone tampon de 10 à 20 m serait suffisante pour éviter un transfert hydrique de produits phytosanitaires. Une étude américaine indique 15 mètres et une étude canadienne préconise une zone tampon de 30 m.

Une distance de 30 mètres paraît donc raisonnable, d'autant plus si elle est recouverte de végétation dense. Toutefois, seules des analyses de sols seraient à même de démontrer la présence ou non de tels produits dans le sol des jardins.

14.12.09