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Maaike Kruseman [DR]

Maaike Kruseman

Professeur

Haute Ecole de Santé (HES) Genève

Merci pour votre question, à laquelle il n'existe pas de réponse vrai/faux. Comme souvent en nutrition, la réalité est nuancée. Ce qui est vrai, c'est qu'une alimentation saine permet de réduire le risque de survenue d’un grand nombre de maladies, mais l'alimentation seule ne permet que très rarement de guérir si l'on est atteint dans sa santé. Par exemple, bien que le bêta-carotène contenu dans les carottes soit indispensable à la vue, la consommation de carottes ne peut hélas pas guérir des maladies de la vue. Quant au curcuma, il contient de nombreuses substances qui, isolées en laboratoire, ont montré un effet bénéfique sur la santé; malheureusement la consommation de curcuma ne montre pas de bénéfice visible sur la santé.

En résumé, supprimer certains aliments ou essayer de consommer de (trop) grandes quantités aliments "sains" ne permet pas forcément d'être en meilleure santé. Même les aliments superflus, c'est-à-dire ceux qui n'ont aucun intérêt nutritionnel comme les boissons sucrées par exemple, ne posent pas de grands risques s’ils sont consommés rarement en petite quantité.

Les messages de santé publique encouragent chacun-e à augmenter sa consommation de légumes et de fruits, y compris crus, de graines (légumineuses) et de fruits oléagineux (noix, amandes, etc.) et à réduire la consommation de viande, de sucre blanc et de graisses saturées. La raison est qu'en moyenne, la population ne mange pas assez de légumes, de fruits et d'oléagineux, et trop de viande, de sucre et d'aliments gras, et que ces habitudes alimentaires sont associées à un risque augmenté de maladies. Mais cela ne veut pas dire que chaque individu doit supprimer la viande et devenir herbivore. Quant aux produits laitiers, il n'y a pas de raison de les supprimer de son alimentation, sauf si on ne les aime pas. En cas d'intolérance au lactose, on peut consommer du fromage et même des yogourts selon les cas, et bien sûr du lait délactosé.

La Société Suisse de Nutrition fournit des repères quant aux nombre de portions des différents groupes d'aliments qu'il est recommandé de consommer.

30.08.17