RTS Découverte

Posez une question à un spécialiste

Thème

Sélectionnez un sujet

Mail

Pseudo (facultatif)

Âge (facultatif)

Recopiez le texte de l'image

Merci d'utiliser le moteur de recherche ci-dessus pour vérifier que votre question n'a pas déjà été posée. Les questions auxquelles nous avons déjà répondu ne seront pas traitées.

Ce service ne permet pas de répondre à des questions d'ordre médical personnel (diagnostic, traitement, etc.).

La réponse sera publiée dans cette page d'ici environ deux semaines, sauf difficulté.

A propos de "Questions-réponses"

Ce service permet d’adresser des questions à des spécialistes – dans les domaines ci-dessous – ou de lire les réponses qu’ils ont déjà fournies.

Les vidéos de questions-réponses

Science et Environnement

Comment les plantes communiquent-elles?

Les plantes n'ont pas une forte nécessité à devoir communiquer puisqu'elles ne peuvent pas faire grand chose de l'information transmise, étant donné qu'elles ne peuvent pas se déplacer.

En conséquence, il semble que les plantes ne communiquent généralement pas entre elles. Toutefois, il existe des cas particuliers. Le mieux connu est celui des Acacias dans la savane, qui relâchent des substances dans l'air lorsqu'elle sont broutées. En effet ces plantes sont alors capables de produire assez rapidement des tanins qui rendent leurs feuilles plus ou moins non comestibles et éloignent donc les animaux tels que les girafes ou antilopes. Le signal chimique ainsi relâché peut être «perçu» par l'arbre voisin qui est sous le vent et qui va alors produire ces tanins et devenir non comestible avant même d'avoir été brouté par l'herbivore.

Ainsi on peut considérer que ces acacias communiquent d'un individu à l'autre par un signal chimique transmis par l'air. Mais il est difficile de dire qu'il s'agit d'une vraie communication, dans le sens où elle n'est pas volontaire mais probablement accidentelle. D'ailleurs les animaux ont tôt fait pour comprendre et contourner cette communication: les herbivores de ces savanes ont dès lors le comportement suivant: ils passent d'un arbre à l'autre contre le vent.

Enfin, il faut préciser qu'une communication est théoriquement possible entre individus par le sol, puisque les racines des arbres, notamment, sont souvent reliées entre elles par des mycorhizes (filaments de champignons). Toutefois, c'est un champ de recherche qui n'a jamais été vraiment exploré et dont on ne sait pratiquement rien.

Un autre exemple actuellement étudié est celui du maïs qui, lorsqu'il est attaqué car certaines chenilles, relâche une substance volatile dans l'air. Celle-ci peut être captée par une espèce particulière de guêpe qui suit l'odeur jusqu'au maïs et qui va s'attaquer à la chenille qu'elle détruit, «sauvant» ainsi le maïs. Là encore, on pourrait parler de communication entre une plante qui appelle à l'aide et un insecte qui vient la sauver. Or, il s'agit également d'une communication secondaire, liée au fait qu'un insecte comprend que telle odeur signifie qu'il y a un ver qui est bon à prendre.

Cela a probablement renforcé le relâchement de cette «odeur» par le maïs, dont les pieds capables de produire cette odeur ont été privilégiés par rapport à ceux qui ne la produisaient pas ou peu. De même, les guêpes capables de détecter l'odeur ont été favorisées par rapport aux autres. Ce sont des exemples de sélection naturelle et de co-évolution, mais est-ce de la communication?

Voir la question
Daniel Jeanmonod [DR]
Daniel Jeanmonod
Professeur

Conservatoire et Jardin Botaniques, Genève

Santé et Médecine

Monde et Société