Pour quels crimes? Quelles alternatives?
24.06.2010 12:08500 gr. de cannabis
Les crimes pour lesquels des personnes sont condamnées à mort dans le monde incluent le meurtre et le crime contre l'humanité, mais également le viol d'enfant, le proxénétisme, le trafic de drogue (à partir de 500g de cannabis à Singapour par ex.), la fraude fiscale, le vol, l'appartenance religieuse (l'abandon d'une religion ou apostasie), l'opinion politique, l'homosexualité et l'adultère. Elle a également servi de châtiment pour les personnes reconnues coupables de trahison, d'espionnage, de corruption, de faux-monnayage ou de désertion.
Dans de nombreux pays, la peine de mort a été conservée dans le cadre militaire, alors même qu'elle n'était plus utilisée pour les autres crimes. Dans certains pays, elle est automatique pour certains crimes figurant dans la liste ci-dessus. En Chine par exemple, 68 délits sont passibles de la peine de mort.
Humiliation publique
Il existe plusieurs alternatives légales à la peine de mort. La plus commune est la prison, à vie ou pour une durée déterminée, avec ou sans possibilité de libération conditionnelle. Le marchandage judiciaire constitue une autre option. Dans ce cas, un accord est négocié entre le procureur et l'avocat de la défense. La peine de mort sert d'argument au procureur, qui accepte d'y renoncer en échange de la collaboration du condamné (dénonciation de complices, aveux complets). Dans d'autres pays, il peut s'agir d'humiliation publique, de diffusion de la photo du condamné sur internet ou à la télévision.
Agathe Charvet, collaboratrice scientifique du Triangle Azur;
Ludivine Ferreira, doctorante au département de droit pénal de l'Université de Neuchâtel;
Pr. André Kuhn, faculté de droit et de sciences criminelles de l'Université de Lausanne