La parure celtique du Landeron
06.02.2012 16:21Automne 1989. Dans un jardin du Landeron, au lieu-dit "les Bévières", un citoyen du village entreprend de creuser une fosse pour y planter un arbre. Il découvre alors une série d'ossements humains. Alertés, les archéologues interviennent sur les lieux et identifient quatre sépultures fortement bouleversées, mal conservées et dépourvues de mobilier funéraire. Les fouilles organisées peu après sur une parcelle voisine, aux "Carougets", invitent les spécialistes à dater ces inhumations de l'époque médiévale.
De son côté, le propriétaire landeronnais poursuit les travaux dans son jardin. A 15 cm sous les premiers squelettes, il met au jour un alignement de gros blocs. A nouveau informé, l'Office d'archéologie du canton de Neuchâtel procède à une fouille minutieuse. Sous une couverture de pierres, les archéologues dégagent alors le squelette d'une femme adulte, orienté est-ouest. Celle-ci portait plusieurs éléments de parure: un torque en bronze autour du cou, un bracelet du même alliage à chaque poignet, deux anneaux - l'un en bronze, l'autre en fer – à chaque cheville et deux fibules qui, à l'origine, fermaient un vêtement au niveau de l'épaule gauche. Les caractéristiques de ces bijoux, et des fibules en particulier, ont permis de dater la sépulture de la période de La Tène ancienne, soit entre 480 et 400 ans av. J.-C.
Par Virginie Galbarini, adjointe à la médiation culturelle du Laténium et diplômée en archéologie de l'Université de Neuchâtel