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C’est toujours la même question: « qu’est-ce qu’on va voir au cinéma? ». Au cinéma ou à la maison en VOD? Des courts ou des longs métrages? Doc, fiction ou animation? Et si on lisait des bouquins en écoutant des bo de film!

Avec Brazil nouvelle formule, faites le tour de l’actualité du 7ème art. Critiques, thématiques, dossiers, portraits de vedettes, comptes rendus de festival et reportages sur des tournages.

Brazil, LE cinéma sur Couleur3.

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Programme musical
  • John J Presley Left Killing Moon, inconnu 1.
  • Movie Ads Partisan, 2014 2.
  • Prince Buster Whine and grine Island, 1998 3.
  • Future Islands Seasons (Waiting On you) 4 AD, 2014 4.
  • Pharrell Williams Marilyn Monroe Columbia, 2014 5.
  • ABU Decompose un, 2014 6.
  • Deee-Lite , Horny Horns , A Tribe Called Quest Groove is in the heart Elektra, 1990 7.
  • Mustang Le sens des affaires Sony, 2014 8.
  • Evelinn Trouble Never Came around ?, 2012 9.
  • Roots Understand (album version. explicit) Def Jam, 2014 10.
  • Eli "Paperboy" Reed Woohoo Warner Bros. Records, 2014 11.
  • Milky Chance Down By the River Play It Again Sam, 2013 12.
  • Reptile youth Speeddance Namskeio, 2012 13.
  • Lily Allen Sheezus Warner, 2014 14.
  • Rick Ross Thug Cry MMG, 2014 15.
  • Forks Since I've Been Confused un, 2014 16.
  • Mika Lollipop Casablanca, 2007 17.
  • Johnny Borrell Cacambo's March Atlantic Culture Recordings, 2014 18.
  • La Famille Bou Dreams Autoproduit, 2002 19.
Sujet de l'émission
L'affiche de "Bird People". [Carole Bethuel ]
L'affiche de "Bird People". [Carole Bethuel ]
Brazil
Au programme: - "Bird People", de Pascale Ferran (sortie le 11 juin) -

 

L'affiche de "Bird People". [Carole Bethuel ]
L'affiche de "Bird People". [Carole Bethuel ]
"Bird People", de Pascale Ferran (sortie le 11 juin)
Après "Lady Chaterlay" en 2007, le film aux 5 Césars, Pascale Ferran revient avec un film qui met en scène Josh Charles, Anaïs Demoustier, Roschdy Zem dans les rôles titres. Au vu de ce "Bird People", on pourrait se dire que Pascale Ferran plane complètement! Et pour cause, elle n’hésite pas à convoquer le fantastique dans un long métrage pourtant hyper réaliste.

En fait, un ingénieur informaticien qui a réussi sa vie décide de plaquer femme, enfant, job, comme ça, sur un coup de tête. Cet américain veut tourner la page alors qu’il est en stand by dans un hôtel non loin d’un aéroport parisien. C’est là que travaille une jeune étudiante, en tant que femme de ménage. Mais le temps partiel a tendance à devenir un temps plein pour cette jeune fille qui en réalité se fiche de ses études. Ces deux-là sont faits pour se rencontrer mais pas de la manière dont on l’imagine, Pascale Ferran n’hésitant pas à avoir recours au surnaturel pour étoffer son histoire.

"Bird People", un film surprenant. A suivre l’interview de la réalisatrice et l’actrice principale que Fifi a rencontrées au Festival de Cannes en mai dernier.

 

L'affiche de "The Two Faces of January". [StudioCanal]
L'affiche de "The Two Faces of January". [StudioCanal]
"The Two Faces of January", de Hossein Amini (sortie le 18 juin)
Le scénariste de "Drive", Hossein Amini, passe à la réalisation et pour cela, il se jette sur un roman de Patricia Highsmith. On est dans les années 60, en Grèce, en été. Il fait chaud. Un escroc en col blanc et sa femme, une blonde hitchcockienne, sont en vacances. Ces américains sont escortés par un guide grec mais qui a vécu aux States. Très vite, un triangle amoureux se met en place. Mais tout aussi vite, l’escroc tue par inadvertance un détective privé qui lui filait le train. Une fuite en avant tragique s’organise, dans la hâte. Il faut échapper à la police ainsi qu'au tumulte des sentiments.

"Two Faces of January", un face à face Viggo Mortensen - Oscar Isaac au suspens redoutable arbitré par la sublime et très glam Kirsten Dunst, rythmé par les partitions de Alberto Iglésias qui se prend pour Bernard Hermann.

A Ecouter, les interviews glanées à Berlin par Cathy Trograncic de H. Amini et V. Mortensen.

 

L'affiche du "Conte de la princesse Kaguya". [Studio Ghibli]
L'affiche du "Conte de la princesse Kaguya". [Studio Ghibli]
"Le Conte de la princesse Kaguya", de Isao Takahata (sortie le 25 juin)
Isao Takahata s’inspire d’un des textes fondateurs de la littérature japonaise datant du 9ème siècle, "Le Coupeur de Bambou", pour réaliser son dernier film. Cofondateur des célèbres Studio Ghibli, avec H.Myazaki, il concrétise un vieux rêve avec ce conte très populaire au pays du soleil levant. En fait, une jeune fille descend de la lune sur terre, en punition. Elle doit se coltiner le monde des hommes pour expier ses fautes, avant de retourner d’où elle vient.

Grandissant à la vitesse de l’éclair, Kaguya est adoptée par un couple de modestes paysans. En adoptant la jeune fille, ils vont connaître la fortune. Son nouveau papa décide alors de quitter la campagne pour rejoindre la ville, histoire de marier sa petite princesse à un prince, car selon lui, elle mérite ce qu’il y a de mieux.

Entièrement dessiné au crayon, coloré également à la main avec un petit coup de pouce de l’informatique, ce film de 2h30 est un éblouissement. Malgré sa durée, on ne voit pas le temps filer tellement la magie opère. De l’émotion, de l’humour font de ce conte l’une des sorties majeures de ce mois de juin.

Isao Takahata était de passage par le festival d’animation d’Annecy cette semaine. Autant dire que Fifi n’a pas laissé passer l’occasion de passer quelques minutes avec ce maître japonais, réalisateur entre autre du "Tombeau des Lucioles", de "Pompoko" ou de la série "Heidi".

 

L'affiche de "Blue Ruin". [Allocine.fr]
L'affiche de "Blue Ruin". [Allocine.fr]
"Blue Ruin", de Jeremy Saulnier (sortie le 9 juillet)
Il devait sortir au début de l’année, puis il a été repoussé en mai, puis il a été encore repoussé, cette fois, au beau milieu de l’été. Notre conseil: ne laissez pas filer "Blue Ruin", surtout si vous êtes amateur de films où la surprise et le mélange des genres est de rigueur. "Blue Ruin" dévoile en effet une histoire de vengeance malhabile menée par un type pas taillé pour tuer, donc une histoire forcément touchante qui peut parfois prendre des accents hilarants malgré certaines scènes particulièrement violentes et gore. Dévoilé à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en 2013, puis au festival de Deauville quelques mois plus tard, Cathy Trograncic a pu alpaguer Jérémy Saulnier en Normandie. Une interview à écouter ce dimanche.

Mine de rien, derrière le divertissement, "Blue Ruin" relance un débat sérieux et prône un arrêt total de la commercialisation des armes à feu aux states. Jérémy Saulnier, le réalisateur, de déclarer que "puisque les américains ne savent pas utiliser ni leurs fusils ni leurs revolvers, autant les leur retirer!", une position hautement défendable, sauf par Hollywood. Parenthèse: le film a été produit loin des majors puisque "Blue Ruin" a pu voir le jour seulement grâce au soutien des internautes et plus précisément des utilisateurs de Kickstarter. "Blue Ruin" est un film destiné aux cinéphiles les plus pointus aussi bien qu’aux fans de "Die Hard". Mais attention, un "Die Hard" ultra violent et réaliste, pas un machin où ça pétarade sans qu’on n’y croit une seule seconde.

 

L'affiche de "Jimmy's Hall". [allocine.fr]
L'affiche de "Jimmy's Hall". [allocine.fr]
"Jimmy’s Hall", de Ken Loach (sortie le 16 juillet)
Nn biopic sur une salle des fêtes, ça fait peur! Sa construction dans l'euphorie, ses grandes heures, son abandon, sa renaissance, sa mort. Ok. Tout cela n’a rien d’excitant! Sauf que Ken Loach et son scénariste attitré Paul Laverty ont plus d’un atout dans leur manche. Par le biais de cette salle de bal, ils racontent surtout le retour de Jimmy en terre irlandaise après un long séjour aux Etats Unis dans les années folles jusqu’à l’après crise de 29. On vous diffuse ce dimanche des extraits de la conférence de presse cannoise du film là où il y était dévoilé en mai dernier en première mondiale.

Le retour de Jimmy en terre irlandaise est triomphal. Très vite, les jeunes du village insistent pour qu'il ré-ouvre sa vieille salle de bal. Une salle où on lit, on danse, on écoute du jazz, on rigole, on pratique la boxe et la poésie. Un lieu vu comme un endroit de débauche par le clergé du coin.

Un bras de fer s'engage alors entre Jimmy et ce curé qui voit d'un mauvais œil que ses oies s'amusent au Jimmy's Hall Après "Le Vent se Lève", Ken Loach poursuit l’exploration de l’histoire d’Irelande. Que s’est-il passé au lendemain de l indépendance ? L’espoir et les envies de liberté sont-ils retombés comme un soufflé? La condition des paysans et des ouvriers s’est-elle améliorée? C’est tout cela finalement que le duo Loach Laverty examine dans "Jimmy’s Hall".

 

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