Figure d'un journalisme exigeant en Suisse romande, Roger de Diesbach a cherché durant sa carrière à obtenir les conditions d'indépendance pour mener à bien ses enquêtes longues et détaillées. Dans ce but, il fonda le BRRI établit à Rossens, dans la campagne fribourgeoise.
En 1992, suite aux difficultés du journal La Suisse avec lequel il collaborait, Roger de Diesbach lança sa propre publication. Une sorte de newsletter avant l'heure qui devait permettre à son équipe de poursuivre le journalisme d'investigation qui faisait la marque du BRRI. Dans cet interview du journal télévisé, Roger de Diesbach évoque ses craintes de voir la presse abandonner ses impératifs de qualité et de sérieux.
Dès le 1er novembre 1954, la TSR diffuse le film du TJ avec un jour de retard sur l'émetteur de la Rippaz accompagné des commentaires de Raymond Bech et Jean-Jacques Forestier.
Mais avec la mise en service de l'émetteur de la Dôle, en mars 1955, le TJ est alors diffusé simultanément en allemand et français de Zurich où se trouve la rédaction et la production. Jean-Jacques Forestier rejoint à Zurich d'autres journalistes romands pour assurer les commentaires.
Le TJ dure 15 minutes avec des sujets étrangers fournis par deux agences et des sujets suisses tournés par Robert Ehrler en Suisse Romande et un caméraman alémanique à Zurich.
L'émission est alors la seule production dont la diffusion est donnée à l'échelle du pays avant la mise en place, au début des années 80, de la politique de régionalisation qui aboutit au lancement, le 1er janvier 1982, du TJ depuis Genève.
Par la suite, le journal télévisé a changé plusieurs fois de nom. De 1981 à 1995, il s'est appelé Télé journal, de 1996 à 2001 Le Téléjournal. A partir du 21 août 2001, il est produit en numérique et se nomme TJ. Dès le 9 janvier 2006, il est baptisé Le Journal et les différentes éditions couvrent près d'une heure vingt d'antenne répartie en quatre éditions.
Roger de Diesbach a débuté son métier de journaliste à l'Agence télégraphique suisse, à Berne, en 1974 où il créa une cellule d'enquête et de reportage. En 1976, il entre à La Tribune de Lausanne comme correspondant à Berne. Dix ans plus tard, il devient journaliste libre et collabore notamment à l'émission Temps présent.
Il fonde ensuite sa propre agence, le BRRI, qui se spécialise dans les enquêtes journalistiques de haut niveaux. Il publie ainsi dans la pluspart des journaux suisses.
En 1994, il est contraint d'abandonner le BRRI en raison des difficultés économiques dans la presse et rejoint la rédaction du Journal de Genève dont il devient rédacteur en chef adjoint. Deux ans plus tard, il est nommé à la rédaction en chef de La Liberté, à Fribourg. Il quitte son poste pour raison de santé à la fin de l'année 2004 mais continue à collaborer avec le quotidien fribourgeois jusqu'en 2007.
Il s'éteint le 20 septembre 2009, à l'âge de 65 ans.