L'épreuve du pouvoir

Ruth Dreifuss en 1994.

L'entrée de Ruth Dreifuss au Conseil fédéral a suscité de grands espoirs à gauche et chez les femmes. Comment cette ex-syndicaliste vit-elle l'épreuve du pouvoir? Ne se sent-elle pas piégée par les contraintes de la collégialité? A-t-elle une véritable marge de manoeuvre?

Un an et demi après sa prestation de serment, Ruth Dreifuss ouvre les portes de son bureau à une équipe de Temps présent. L'occasion pour elle de faire un premier bilan de son action de conseillère fédérale.

Ruth Dreifuss, née le 9 janvier 1940, fait ses études en sciences économiques de l'Université de Genève. Journaliste de 1961 à 1964, elle est nommée assistante-sociologue au Centre psycho-universitaire de Genève de 1965 à 1968, puis assistante de 1970 à 1972, avant d'être nommée adjointe scientifique à la direction de la coopération et de l'aide humanitaire du Département fédéral des affaires étrangères jusqu'en 1981.

Elle sera secrétaire de l'Union syndicale suisse de 1982 à 1993 et deviendra Conseillère fédérale le 3 mars 1993 suite à la candidature de Christiane Brunner , refusée par le camp bourgeois et la démission de Francis Matthey. Ce dernier n'ayant pas le soutient de son parti.

En 1999, elle est la première femme présidente de la Confédération suisse. Le 31 décembre 2002, elle démissionne de son mandat.

  • Journaliste: Christophe Chaudet
    Réalisateur: Jean-Bernard Menoud