François Mitterrand

François Mitterrand s'est lancé seul dans la campagne électorale.
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Candidat à l'élection présidentielle en 1965 contre De Gaulle, François Mitterrand livre dans cette interview accordée au magazine Le Point de la TSR ses positions sur l'Europe des Six et le Marché Commun.

François Mitterrand s'est lancé seul dans la course à l'Elysée, sans le soutien d'aucune formation politique. Il obtiendra pourtant l'appui de la gauche, et notamment du Parti communiste dirigé par Waldeck-Rocher. Au second tour, il décroche le score inattendu de 44,8% des voix contre le Général De Gaulle (55,2%).

Ce n'est que 16 ans plus tard qu'il sera élu à la présidence, le 10 mai 1981.

L'élection des 5 et 19 décembre 1965 est, en France, la première élection présidentielle au suffrage universel depuis celle de Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III, le 10 décembre 1848. Il est à noter que cette campagne électorale utilise pour la première fois l'influence de la télévision et les sondages d'opinion.

Au premier tour du scrutin, six candidats sont en lice. Charles de Gaulle. C'est lui qui a voulu pour la Ve République, l'élection du président au suffrage universel. Il obtient 43,7% des voix.

Marcel Barbu. Candidat surprise, il représente les sans-grade et se veut le messager des petits. Il décroche 1,2% des voix.

Jean Lecanuet. Président du MRP, il sait parfaitement utiliser la télévision. Il obtient 15,9% des voix.

Pierre Marcilhacy. Sénateur de la Charente, il ne dispose d'aucune formation politique. Il fait 1,7% de l'électorat.

François Mitterrand. Il devient le candidat unique de la gauche. De nombreux militants rechignent pourtant, tels les membres du PSU, car il passe pour un opportuniste. Il obtient 32,2% des voix.

Jean-Louis Tixier-Vignancour. Porte-parole de l'extrême-droite, il représente les vaincus de l'Algérie française. Il s'adaptera mal à l'usage de la télévision et décrochera 5,3% de l'électorat.