Victimes de Bhopal

Enfant souffrant de malformations à Bhopal en 2009.

25 ans après la catastrophe de Bhopal, la population de la région continue à souffrir des effets secondaires de cet accident industriel.

Le 3 décembre 1984, l'explosion dans l'usine de pesticides Union Carbide dégageait 40 tonnes de gaz toxiques dans l'atmosphère de cette ville indienne.

En 2009, des déchets entreposés sur le site désaffecté de l'ancienne usine contaminent encore la nappe phréatique et continuent de faire des victimes. Des enfants naissent avec des malformations et les habitants sont nombreux à souffrir de diverses maladies et affections liées à la pollution chimique. Cela malgré les dénégations des autorités de l'état du Madhya Pradesh...

Le correspondant de la TSR Julien Bouissou s'est rendu sur place à l'occasion de 25e anniversaire.

La catastrophe de Bhopal qui s'est produite dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984 dans l'état du Madhya Pradesh en Inde est la catastrophe industrielle la plus meurtrière du vingtième siècle.

L'explosion dans l'usine de pesticides de la multinationale américaine Union Carbide a dégagé 40 tonnes d'isocyanate de méthyle dans l'atmosphère de la ville. Le bilan de l'accident demeure incertain: 7'000 à 10'000 personnes auraient été tuées dans les 3 jours suivant la catastrophe et l'on estime à 15'000 le nombre de personnes qui seraient décédées les années suivantes, tandis que des dizaines de milliers d’autres souffrent encore de graves problèmes de santé.

En 2013 des déchets entreposés sur le site désaffecté de l'ancienne usine contaminent encore les nappes phréatiques et continuent de faire des victimes: des enfants continuent de naître mal formés, et les habitants sont nombreux à souffrir de diverses maladies et affections liées à la pollution chimique. Par ailleurs les victimes attendent toujours justice et les 470 millions de dollars d'indemnité que Union Carbide devait verser en réparation, n'ont pas totalement été distribués.

Union Carbide a été rachetée par Dow Chemical en 2001.

  • Journaliste: Julien Bouissou