Simon Wiesenthal est mort le 19 septembre 2005, à l'âge de 96 ans. Rescapé des camps d'extermination nazis, il n'avait cessé après la guerre de poursuivre les responsables de la Solution finale.
Le 5 mars 1964, il est interviewé pour l'émission Continents sans visa. L'équipe de la TSR enquête dans la ville allemande de Wuerzburg où un citoyen a dénoncé le passé nazi de plusieurs dirigeants municipaux.
Dans cet extrait, Simon Wiesenthal revient sur les moyens qu'il a dû mettre en œuvre pour conduire à l'arrestation de Karl Silberbauer, officier de la Gestapo responsable de l'arrestation d'Anne Frank, à Amsterdam, le 4 août 1944.
Lancé le 6 novembre 1959, le magazine d'information mensuel Continents sans Visa, à l'instar de ses modèles Panorama (BBC) ou Cinq Colonnes à la Une (ORTF), devient l'émission phare de la TSR dans les années 60.
Ces grands reportages, tournés en Suisse et dans le monde, portent principalement sur des questions de politique et de société.
Au début des années 60, la technique de tournage du « cinéma vérité » (ou « cinéma direct ») s'impose comme un modèle adapté à la télévision, privilégiant une approche humaine pour capter la réalité. Cette façon de tourner est stimulée par le développement révolutionnaire et l'allègement des matériels de prises de vues ou du son, habilement maîtrisés par des cameramen doués qui feront la renommée de la TSR.
François Bardet, Gilbert Bovay, Jean-Claude Diserens, Claude Goretta et Jean-Jacques Lagrange furent les cinq créateurs de ce magazine dirigée par Alexandre Burger.
514 reportages composent la collection complète de Continents sans visa diffusé jusqu'au 3 avril 1969 puis remplacé par le magazine hebdomadaire Temps présent.
Grâce au travail méticuleux et obstiné de Simon Wiesenthal, plus d'un millier de criminels nazis ont été traduits en justice, parmi lesquels Adolf Eichmann, un des principaux instigateurs de la Solution finale qui s'était réfugié en Argentine. Il fut enlevé en 1960 par les services secrets israéliens puis condamné à mort à l'issue de son procès à Tel-Aviv.
En 1977, Simon Wiesenthal crée à Vienne le centre portant son nom et consacré à la lutte contre le fanatisme, l'antisémitisme, le racisme et l'intolérance.