Les JO de la colère

La police a réprimé dans le sang les manifestations d'étudiants.

Le 2 octobre 1968, peu de temps avant l'ouverture des Jeux olympiques de Mexico, les étudiants manifestent sur la place des Trois cultures de Tlatelolco. La répression policière ordonnée par le président Gustavo Diaz Ordaz sera terrible et fera plusieurs centaines de morts.

Continents sans visa est allé à la rencontre des étudiants mexicains pour comprendre les raisons de leur colère tandis que la communauté internationale a choisi de ne pas perturber ces 16e Olympiades.

Pour la première fois de leur histoire, les Jeux olympiques d'été sont organisés en 1968 dans un pays en voie de développement. C'est Mexico qui accueille, du 12 au 17 octobre, plus de 5500 athlètes venus de 112 pays. Mais le contexte politique est très sensible. Dix jours avant la cérémonie d'ouverture, une manifestation étudiante sur la place des Trois culture de Tlatelolco est réprimée dans le sang. La police tire sur la foule, faisant près de 200 morts.

Ces Jeux sont également marqués par le geste symbolique de deux athlètes noirs américains. Tommie Smith et John Carlos, arrivés premier et troisième du 200 mètres. Lors de la remise des médailles, ils baissent la tête et lèvent vers le ciel un poing ganté. Un geste symbolique qui participera à la prise de conscience mondiale de la ségrégation aux Etats-Unis.

L'altitude de Mexico, située à 2200 mètres, posa des problèmes de respiration à de nombreux athlètes, mais contribua par ailleurs à des performances sportives exceptionnelles.

  • Journaliste: Jean-Pierre Goretta