En 1965, le Canard enchaîné fête ses cinquantes ans. L'occasion pour Continents sans visa de rendre visite aux journalistes et dessinateurs du célèbre journal satirique français.
Parmi les chroniques de l'époque, «la Cour», qui épingle chaque semaine, par les dessins de Roland Moisan et les textes de André Ribaud inspirés de Saint-Simon, les petits travers du Général de Gaulle.
Lancé le 6 novembre 1959, le magazine d'information mensuel Continents sans Visa, à l'instar de ses modèles Panorama (BBC) ou Cinq Colonnes à la Une (ORTF), devient l'émission phare de la TSR dans les années 60.
Ces grands reportages, tournés en Suisse et dans le monde, portent principalement sur des questions de politique et de société.
Au début des années 60, la technique de tournage du « cinéma vérité » (ou « cinéma direct ») s'impose comme un modèle adapté à la télévision, privilégiant une approche humaine pour capter la réalité. Cette façon de tourner est stimulée par le développement révolutionnaire et l'allègement des matériels de prises de vues ou du son, habilement maîtrisés par des cameramen doués qui feront la renommée de la TSR.
François Bardet, Gilbert Bovay, Jean-Claude Diserens, Claude Goretta et Jean-Jacques Lagrange furent les cinq créateurs de ce magazine dirigée par Alexandre Burger.
514 reportages composent la collection complète de Continents sans visa diffusé jusqu'au 3 avril 1969 puis remplacé par le magazine hebdomadaire Temps présent.