Vogue le Dufour!

Le Général Dufour, bateau à vapeur de la CGN, en 1954.

La Compagnie Générale de Navigation sur le Léman a lancé en septembre 2005 une souscription publique pour rénover sa flotte Belle-Époque. En six mois, plus de 4 millions de francs ont été recueillis. L'engouement du public pour les bateaux à vapeur ne se dément pas.

En 1954, soit à sa première année d'existence, la TSR tourne ces images d'une balade sur le bateau Général Dufour.

Le son de ce document est manquant, le commentaire ayant certainement été fait en direct depuis une cabine lors de la diffusion à l'antenne, à moins que la bande son ait été irrémédiablement détériorée.

La plus belle période de la Compagnie générale de navigation (CGN) commence en 1890. Elle va durer jusqu'à la Première Guerre mondiale. La Compagnie grandit en stature et en élégance grâce aux bateaux qui participent encore aujourd'hui à la beauté du Léman.

De 1904 à 1914, sept grands bateaux-salons sont inaugurés à la cadence d'un vapeur lancé tous les dix-huit mois. Un huitième est commandé à Sulzer, mais ne sera mis à l'eau qu'en 1920.

En 1904 et 1905, les deux plus gros bâtiments (60 mètres) jamais construits sont affectés aux services express: le «Montreux» et le «Général Dufour» filent à 30 km/h et emportent 1100 passagers. Leur machine développe 1000 cv. Un record pour l'époque. En 1910, La Suisse, le bateau-amiral est lancé. D'une puissance de 1500 cv, il embarque 1500 voyageurs. Mais la guerre met brutalement fin à la Belle Epoque. Pour la récupération des métaux, il faut même démolir des«anciennes gloires» du lac, tels «l'Helvétie», le «Winkelried», «l'Aigle III», le «Simplon II».

Aujourd'hui, il reste 8 bateaux à vapeur. Six d'entre-eux doivent être totalement rénovés à court ou à moyen terme. Le sort de «l'Helvétie» demeure très incertain. Seul l'avenir du «Montreux» et du «Savoie» est désormais assuré.

Ouvrages : Edouard Meystre,«Histoire imagée des grands bateaux du lac Léman», Payot 1967 Compagnie générale de navigation (CGN), «La flotte du Léman», Payot 1973