Jacqueline Veuve

Jacqueline Veuve à Cannes en 1982.

En mai 1982, la cinéaste vaudoise Jacqueline Veuve participe au festival de Cannes. Elle y présente un film de fiction, Parti sans laisser d'adresse, dans le cadre de la Semaine de la critique. Inspirée d'un fait divers relatant le suicide en prison d'un toxicomane, l'oeuvre recevra un bel accueil et sera plusieurs fois primée dans d'autres festivals.

Interview de la réalisatrice par le journaliste de Spécial Cinéma Christian Defaye.

Jacqueline Veuve, née Jacqueline Reber à Payerne le 29 janvier 1930, est une cinéaste, documentariste et ethnologue vaudoise.

Après des études de bibliothécaire-documentaliste, de cinéma et d'anthropologie, Jacqueline Veuve collabore au Musée de l'Homme à Paris dès 1955. Elle collabore comme scripte pour un documentaire sur Magritte.

Sa carrière de cinéaste débute en 1966 avec un premier court-métrage intitulé Le panier à viande, réalisé avec Yves Yersin. Elle est engagée comme cinéaste professionnelle au Cycle d'orientation de l'enseignement secondaire genevois et tourne des films documentaires. Jacqueline Veuve séjourne à Boston entre 1972 et 1973 et travaille avec Richard Leacock au Massachusetts Institute of Technology.

La mort du grand-père ou le sommeil du juste,  le premier de ses long-métrages, un documentaire sociologique est sélectionné au Festival de Locarno en 1978: la cinéaste se fait une réputation.

Au cours de sa carrière, Jacqueline Veuve réalisera une soixantaine de films, des documentaires et deux fictions. Des oeuvres essentiellement anthropologiques et ethnographiques et tournées en Suisse, en France ou aux États-Unis qui se voient primées dans de nombreux festivals internationaux.

La cinéaste a notamment signé Les Lettres de Stalingrad (1972), Swiss Graffiti (1975), Les émotions helvétiques (1991), L'Homme des Casernes (1994) et Journal de Rivesaltes 1941-1942 (1997) (Prix du cinéma suisse 1998, meilleur documentaire).

En mars 2013, Jacqueline Veuve reçoit le Prix d'honneur pour l'ensemble de sa carrière décerné dans le cadre du "Prix du cinéma suisse" 2013.

  • Journaliste: Christian Defaye