Brumaire (5)

Bonaparte veut forcer le destin: c'est le coup du 18 Brumaire.

Autour de Sieyès, des intrigues se nouent. Le but est de prendre en main le gouvernement et d'instaurer un gouvernement stable qui garantira à la bourgeoisie les acquis de 1789. Le 18 brumaire (9 novembre) 1799, on fait croire au Conseil des Anciens qu'une menace pèse sur lui. Pour sa sécurité, il doit s'installer à Saint-Cloud. Nommé commandant des troupes de Paris, Bonaparte escortera le Conseil. Mais le général veut brusquer l'Histoire. Il entre à la tête de ses soldats dans la salle du Conseil.

Henri Guillemin est né le 19 mars 1903 à Mâcon. Il fréquente l'Ecole normale supérieure et obtient une agrégation en lettres en 1972. Professeur dans plusieurs universités françaises, il est contraint de quitter Bordeaux en 1942 pour se réfugier en Suisse. Il entretient des liens privilégiés avec Neuchâtel où il séjourne fréquemment.

En 1945, Henri Guillemin devient conseiller culturel auprès de l'ambassade de France à Berne, puis, de 1963 à 1973, professeur à l'Université de Genève. Il s'éteint le 4 mai 1992 à Neuchâtel.

Spécialiste du XIXe siècle, il a été tout à la fois historien, critique littéraire et écrivain prolifique. Cet intellectuel non-conformiste a suscité autant l'admiration du grand public que la critique féroce des milieux académiques. Il a ainsi été banni des télévisions française et belge. Cet ostracisme a fait le bonheur des téléspectateurs de Suisse romande qui ont pu profiter de ses talents de conférencier entre 1958 et 1973.

Avec Les Dossiers de l'Histoire, l'historien a rendu accessible des questions historiques de première importance. Henri Guillemin a également fait découvrir aux télespectateurs l'oeuvre d'Arthur Rimbaud, Emile Zola et Léon Tolstoï. Ses conférences télévisées, un genre disparu aujourd'hui, ont été un rendez-vous important sur la TSR.